Un nouveau fonds de 400 millions d’euros en soutien aux start-ups de la French Tech le 21 juin 2018 à Metz

, dans le réseau de Philippe HENAUX, Victoria Di CARLO

Lors de son déplacement du 21 juin à Metz, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé le lancement d’un nouveau fonds « French Tech seed », pour la French Tech, en soutien aux Start-Ups technologiques afin d’accentuer la « deep tech ».

Le Premier ministre, Edouard Philippe, était en déplacement à Metz ce jeudi 21 juin, accompagné du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et de la ministre de l’innovation, Frédérique Vidal. Il a alors dévoilé les grandes lignes du Grand plan d’investissement (G.P.I), doté de 57 milliards d’euros.

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@EPhilippePM est en plein discours le 21 juin 2018 à l’Institut de recherche technologique de #Metz pour présenter le "Grand Plan d’Investissement" du gouvernement : 57 milliards d’euros pour l’innovation #IRT #M2P

Le G.P.I est opérationnel depuis le début de l’année 2018, et a pour objectif de financer « des grandes priorités » , dans les domaines de la transition écologique, des compétences, de l’innovation et du numérique. Le Premier ministre a alors choisi Metz, pour établir le comité de surveillance du G.P.I, qui aura la lourde tâche, comme l’a expliqué le Premier ministre, d’ «  informer le Parlement […] veiller à ce que cet argent serve à investir et non à boucler les fins de mois […] il veillera enfin à ce que le Gouvernement fasse les bons choix d’investissement, des choix qui transforment, des choix qui structurent. »

Pourquoi Metz ? Le gouvernement a voulu prendre en exemple l’I.R.T du campus Bridoux, là où se sont rendus ce jeudi le Premier ministre, et les ministres de l’économie et de l’innovation.

L’innovation était donc au coeur de ce déplacement en Lorraine. Le gouvernement a décidé en Janvier dernier de créer un fond pour l’innovation et l’industrie, qui sera doté de 10 milliards d’euros. Un « conseil pour l’innovation » , présidé par le ministre de l’économie et la ministre de l’innovation, et qui se réunira pour la première fois le 19 juillet 2018, aura alors pour objectif de «  garantir la cohérence, la simplification et l’articulation des différents instruments de la politique de l’innovation » , et définir les grandes priorités d’investissements.

Parmi les autres annonces du Premier ministre, dans le cadre du G.P.I : une consolidation des pôles de compétitivité, afin de leur permettre de monter en gamme et travailler à l’échelle européenne.

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Les #PôlesDeCompétitivité @Bpifrance @IRTSystemX prêts à écouter le Premier Ministre @EPhilippePM sur l’innovation et les pôles @Pole_Systematic @PoleIAR @AlsaceBiovalley @_Bercy_ @BrunoLeMaire @VidalFrederique @DelphineGeny

A Metz, le Premier ministre a également annoncé sa volonté de favoriser le développement des starts-up de l’innovation, grâce à la mise en place du « Fonds « French Tech Seed », doté de 400 millions d’euros […], qui pourra investir directement aux côtés d’investisseurs privés dans ces start-ups » .

Doté de 400 millions d’euros dans le cadre du troisième volet du Programme d’investissements d’avenir, ce fonds visera à soutenir les levées de fonds des start-ups technologiques issues des laboratoires, des incubateurs ou des sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT).

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Edouard Philippe le 21 juin 2018 à Metz : "Pour une bonne politique d’innovation, il faut concevoir le bon alliage en réunissant :
- des moyens, avec le Fonds pour l’industrie et l’innovation
- une gouvernance, avec le Conseil pour l’innovation
- une équipe, de l’enseignement supérieur, la recherche jusqu’à l’industrie."

Géré par Bpifrance, il reposera sur des apporteurs d’affaires labellisés, chargés d’accompagner ces nouvelles pousses et de leur trouver des investisseurs privés.
Ces apporteurs d’affaires, garants de la validité technologique du projet, permettront un investissement public quasi-automatique, sous forme d’obligations convertibles, en complément des capitaux apportés par les investisseurs privés.

Le fonds, qui dote la France, à l’instar d’autres start-up nations comme les Etats-Unis, la Corée du Sud ou Israël, d’un outil de financement capable de financer le pré-amorçage à grande échelle, pourra également intervenir directement en fonds propres pour des levées plus importantes.

«  Un dernier mot sur un sujet qui vous concerne directement. Je veux parler du financement des start-ups issues de la recherche.

L’objectif est de favoriser le développement des start-ups qui naissent chez vous. Les faire naître, les faire grandir. Les ancrer aussi dans la culture, parfois un peu éloignée de la leur je le reconnais, du capital-risque.

On le sait, l’industrie du capital-risque en France s’est beaucoup développée. C’est très positif. Cependant, cette industrie ne couvre pas encore tous les besoins. De nombreuses pépites, en général issues de la recherche, ne peuvent y accéder. Soit parce qu’elles sollicitent de trop petits tickets d’investissement, moins de 500 000 euros. Soit parce qu’elles présentent un risque encore trop élevé.

C’est pourquoi nous allons créer un fonds – le Fonds « French Tech Seed », doté de 400 millions d’euros par le PIA et géré par Bpifrance, qui pourra investir directement aux côtés d’investisseurs privés – c’est fondamental – dans ces start-ups. Y investir durant cette phase cruciale de pré-amorçage que je décrivais, qui se situe très en amont et où le risque est élevé. Grâce à ce fonds, la France se dote enfin d’un outil capable de financer le « pré-amorçage » à grande échelle. »

Sa création conforte le virage, annoncé le 25 mai 2018, à l’occasion du salon Vivatech, par le Secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir MAHJOUBI, de la French Tech vers la deep tech.

Il concrétise également l’un des 100 engagements pris à l’occasion du plan « Action start-ups 2018 » présenté alors.


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