Pour soutenir la recherche clinique, l’hôpital Foch ouvrira son propre entrepôt de données de santé en janvier 2020 Améliorer la recherche de diagnostics plus ou moins rares et les délais d’accès aux essais cliniques

, dans le réseau de Christophe Juppin

L’hôpital Foch, à Suresnes (92), poursuit son virage numérique avec l’ouverture, début janvier 2020, d’un entrepôt de données de santé (EDS). Ainsi, plus de cinq millions de documents seront accessibles par les équipes de recherche. L’établissement espère ainsi booster la recherche clinique, notamment pour contrer les éventuelles rechutes des patients greffés.

L’ambition de ce nouvel outil est double : "Améliorer la recherche de diagnostics plus ou moins rares et les délais d’accès aux essais cliniques", indique Elisabeth Hulier Ammar, directrice de la recherche clinique. Ces données seront disponibles pour l’ensemble des chercheurs, après validation du comité d’éthique de l’hôpital.

Un outil de prédiction

L’hôpital Foch espère également que cette base de données permettra de créer "un outil de prédiction" de l’état de santé et des éventuelles rechutes des patients transplantés. En effet, cet établissement hospitalier a ouvert sa Chaire universitaire de transplantation en 2018 pour justement répondre à cette problématique.

S’agissant de données dites "sensibles", le projet a été soumis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) qui l’a validé le 14 octobre 2019. Par ailleurs, conformément à la législation en vigueur, le patient sera informé que ses informations médicales pourront être réutilisées à des fins de recherche. Avec cet outil, l’hôpital Foch poursuit sa percée dans la santé du futur. Le 4 novembre 2018, il avait lancé l’application de géolocalisation "Alert’AVC" dans le but de réduire le délai de traitement des accidents vasculaires cérébraux en coordonnant le travail des équipes.

Une multiplication des bases de données de santé

L’ouverture de bases de données rattachées à des établissements hospitaliers commence à prendre de l’ampleur. C’est le groupe hospitalier Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui a été le premier établissement à recevoir l’agrément pour créer son sa propre base de données en janvier 2017. Ce mouvement fut suivi par le Centre hospitalier universitaire de Grenoble, puis celui de Lille. Cette tendance répond à une problématique plus globale : les données de santé constituent un patrimoine commun qui doit être utilisé pour accéder à une médecine prédictive et ultra-personnalisée.

Alice Vitard

Publié par Alice Vitard le 13 novembre 2019, dans https://www.usine-digitale.fr


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