Médecine du futur : le Grand Besançon rejoint le réseau « French Tech » le 25 juillet 2016

, dans le réseau de Helena Morgadinho
 COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION GRD BESANCON,  BESANCON FRENCH TECH

La candidature portée par les startups du médical, le Grand Besançon et le Pôle des Microtechniques a été retenue par la French Tech. L’annonce a été faite par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire, le lundi 25 juillet 2016 à Laval.

C’est là une reconnaissance forte de la capacité d’innovation et de création des start-ups de la région, dans le domaine des dispositifs médicaux mais aussi des thérapies innovantes.

Le dossier déposé par les partenaires bisontins recense la création, ces dernières années, de 200 start-ups sur le territoire, dont 40 spécialisées soit dans les dispositifs médicaux, soit dans les thérapies nouvelles ; preuve, s’il en est, du foisonnement de la création de jeunes pousses.

L’appartenance au réseau French Tech conforte l’écosystème local, né de la diversification des entreprises horlogères dès les années 70, qui a permis l’émergence de savoir-faire spécifiques, et de compétences très pointues dans l’infiniment petit, la fabrication de microsystèmes, de capteurs en tous genres, mais aussi en matière de développement de thérapies innovantes.

Chercheurs, chefs d’entreprises, « startupeurs », pôle de compétitivité, investisseurs, soutenus par la Région et la CAGB, ont participé à l’élaboration d’une stratégie à 3 et 5 ans visant à renforcer encore cette émulation, à susciter les projets nouveaux, à anticiper les besoins, à financer des projets.

Au-delà d’une équipe, c’est bien une nouvelle dynamique qui est portée par un groupe de start-ups amené à piloter la stratégie French Tech de notre territoire. Il a un objectif : tout mettre en oeuvre pour que de nouveaux projets en matière de technologies médicales et de thérapies innovantes émergent, se structurent, puis grandissent le plus rapidement possible pour créer de la valeur et des emplois sur notre territoire.

Etre membre du réseau French Tech pour Besançon, au delà du sentiment de fierté que cela suscite, permettra aux start-ups du médical de développer de nouvelles collaborations à l’international et d’accéder à de nouveaux marchés.

Il s’agit d’attirer celles, françaises ou étrangères, ayant besoin de compétences spécifiques, développées notamment autour de la miniaturisation. Dans les 5 prochaines années, près de 5 millions d’euros de fonds publics, complétés par des fonds d’investisseurs privés, seront mobilisés pour offrir les outils, espaces, réseaux indispensables à la création de start-ups, mais aussi à leur développement rapide sur les marchés mondiaux.

L’objectif est de parvenir à créer 30 start-ups par an, dont 6 à fort potentiel de croissance, grâce à la mobilisation de tous les acteurs qui portent le développement de la filière Santé.

Les points forts du dossier :

• Un réseau de 200 start-ups, dont 40 dans le médical.
• Le pilotage du dispositif par les start-ups elles-mêmes.
• Une filière bien structurée : 400 PME s’adressant au médical, un cluster dédié « Innov’Health », un
écosystème qui fonctionne en circuit court.
• Une recherche dense et dynamique : Femto ST, l’Etablissement Français du Sang, le centre d’investigation clinique du CHRU, le Centre d’étude et de recherche sur le tégum ent, l’Institut Fédératif du Cancer.
• Un réseau d’aide à la naissance et l’accompagnement de projets : Biotika, l’incubateur, les pépinières.…
• Une politique volontariste : création de Temis Sciences puis de Temis Santé, mise à disposition de salles blanches, soutien au développement de la filière. Une stratégie de l’agglomération soutenue par la Région, le Département et la CCI.
• Une formation de grande qualité : Université de Franche-Comté, ENSEMM, ISIFC, le projet I-Site.
• Des partenariats déjà forts liés par les entreprises et les chercheurs, notamment avec Strasbourg mais aussi Lyon et Grenoble.

Ce qui va s’y ajouter :

• La création de Bioinnovation aux Hauts du Chazal.
• La création d’un « accélérateur régional » avec des fonds privés.
• Une politique de mentors : chaque « startupeur » du médical sera accompagné par un chef d’entreprise.
• La création du village de l’innovation par le Crédit Agricole.
• L’animation du réseau d’innovateurs grâce à Hacking Health et au travers d’événements dédiés.
• La création d’un concours national de projets MedTech-BioTech.
• La création d’une offre « Welcome in Besançon » spécialement dédiée aux start-ups du médical, françaises ou étrangères.
• La structuration d’un pôle numérique à Planoise.

Une labellisation qui fait candidature qui fait sens avec la stratégie de développement du territoire

Les start-ups peuvent compter ici sur un véritable écosystème de l’innovation en santé capable de les accompagner, de stimuler leur croissance, du développement de leur projet jusqu’à la mise sur le marché de leurs dispositifs ou services.

Les Centres Hospitaliers Universitaires régionaux, les laboratoires de recherche spécialisés en biothérapie et innovations technologiques, l’Institut régional fédératif du cancer, le Pôle de compétitivité des microtechniques… sont autant de ressources pour accompagner l’émergence et la maturation des projets innovants des start-ups. Les jeunes pousses peuvent également profiter de l’important maillage d’entreprises qui développent déjà leurs activités pour le médical : sur le territoire concerné, près de 400 entreprises participent à l’essor de la production médicale mondiale.
En termes de ressources, elles ont la possibilité de s’appuyer sur un réseau de formation spécifique et notamment l’Institut supérieur d’ingénieurs qui est un des seuls en France à associer la triple culture médicale, microtechnique et réglementaire.

L’écosystème, c’est aussi toute une ingénierie d’accompagnement, aussi bien dans l’offre de locaux dédiés aux activités médicales sur TEMIS que dans les dispositifs de financement existants, comme Cap’Innovest, et déployés par les acteurs publics et privés (Fonds Régionaux, Business Angels Bourgogne et Franche-Comté, Sofinnova…).

Par ailleurs, le nouveau cluster santé Innov’Health, everything for life, marque émanant de la Commission du Pôle des microtechniques, associe d’ores et déjà de nombreux partenaires en Bourgogne Franche-Comté pour élargir le champ des possibles de la filière santé.

Des start-ups prometteuses engagées

Parmi les start-ups MedTech du Grand Besançon mobilisées, on peut citer des jeunes pousses très prometteuses : DTA Médical (traitements des grandes plaies), PERCIPIO ROBOTICS (micro-robotique), One Fit Médical (chirurgie orthopédique), ART Stent (périphériques coronaires biorésorbables), STEMCIS (ingénierie tissulaire et cellulaire), Cryonic Médical (cryogénie), Skinexigence (dermocosmétique), Proviskin (explant de peau), Cisteo, (dispositifs médicaux), Smaltis (bactériologie et biologie moléculaire), Miravas (traitement innovant de la maladie variqueuse), Nanosocure (risque infectieux en bloc opératoire)

Devenue une solide entreprise, Covalia - Groupe IDO IN, spécialisée en télémédecine a été active pour le portage du dossier.

Pour en savoir plus :
Helena MORGADINHO, Grand Besançon

Publié le 25 juillet 2016 dans www.investinbesancon.fr

Repérer et accompagner les start-ups pour inventer la médecine du futur

Le mardi 20 septembre 2016 à Besançon, la soirée de lancement à Témis Innovation a permis de découvrir en quoi cette labellisation est une chance pour l’économie de la région et du Grand Besançon.

Une centaine de personnes entourées des "officiels" ont assisté à la soirée d’intégration officielle du réseau Health Tech Franche-Comté au réseau French Tech. Dans son discours, Jean-Louis Fousseret a salué les trois "start-upeurs", le Dr Régis Roche, Sébastien Henry et Sylvain Perruche d’avoir défendu au mois de juin à Bercy le dossier de cet éco système régional autour de la Santé.

"Nous devons favoriser l’éclosion de talents. N’ayons pas peur des idées neuves et encourageons les téméraires et les entreprenants"

"Bien que Besançon ne réunisse pas l’ensemble des critères pour être considérée comme une métropole French Tech, le label nous intègre dans son réseau dédié à la santé" a expliqué le président du Grand Besançon. "Si nous réussissons à créer un accélérateur capable d’apporter des financements privés aux projets les plus prometteurs, cela bénéficiera évidemment autant à des entreprises du numérique, de l’e-commerce, de la finance et bien sûr de la santé… "

Accompagner à la création de 20 start-ups par an

Concrètement, près de 5 millions de fonds publics, complétés par des fonds privés, vont aider à la création d’outils et d’espaces pour le développement de start-ups. Dans le Grand Besançon, on en dénombre 40 dans les domaines des microsystème connectés, l’E. santé, les dispositifs médicaux, la microrobotique et les thérapies innovantes. L’objectif est d’en accompagner entre 10 et 20 nouvelles par an "dont six à fort potentiel de croissance"

Pour le Dr Régis Roche, président de la commission start-ups et directeur de la société Stemcis, le premier travail est d’adapter les réseaux et les dispositifs qui existent déjà à la spécificité des besoins et aux problématiques de ces jeunes pousses : activité de la société, levées de fonds et développement. "Le premier objectif à court terme est de repérer, de détecter les potentialités via les réseaux universitaires (doctorants), via les incubateurs et de les fédérer. À moyen terme, c’est aussi intervenir au niveau étatique avec l’aide du réseau national et de faire en sorte qu’une partie des aides, je pense au crédit impôt recherche, soit dédiée aux start-ups avec un accès plus facile pour ces dernières…"

Publié le 22 septembre 2016 dans www.macommune.info


Pour en savoir plus :

- Innov’Health : nouveau cluster de la santé en Bourgogne Franche-Comté
- Innov’Health, la dynamique Santé du Pôle des Microtechniques
- Médecine du futur : le Grand Besançon rejoint le réseau « French Tech » le 25 juillet 2016