Les chimistes de la faculté de sciences de Reims œuvrent contre les accidents cardiovasculaires Ces découvertes des chercheurs de la faculté de sciences de Reims qui ont fait parler d’elles en 2018

, dans le réseau de Louis-Frédéric DOYEZ, Adrien TINGRY

Une équipe de l’institut de chimie moléculaire de l’université de Reims participe à un projet de recherche qui pourrait faire baisser de façon drastique le nombre de décès par crise cardiaque. L’université de Reims montre à travers les découvertes et les travaux de ses chercheurs qu’il n’est pas nécessaire d’aller étudier à Paris ou en Californie pour bénéficier d’une formation de pointe en sciences. Les chercheurs de l’université se font remarquer en obtenant des prix et en menant des travaux de pointe.

Dans les bureaux qui entourent le supercalculateur Romeo sur le campus du Moulin de la Housse, les informaticiens du Centre de recherche en sciences et technologies de l’information et de la communication (Crestic) mettent au point des algorithmes au service de l’intelligence artificielle.

Au premier étage du bâtiment des chimistes, une équipe de l’institut de chimie moléculaire prépare les traitements médicaux de demain. Presqu’en face, au deuxième étage du laboratoire de spectrométrie moléculaire et atmosphérique (GMSA), un chercheur du CNRS concourt à une découverte majeure concernant le fonctionnement de l’univers en se servant du télescope de la Nasa. « À travers ces trois programmes, nous avons trois beaux exemples du dynamisme de haut niveau de la recherche à Reims  », réagit Georges Durry, doyen de la faculté de sciences. « Il y a de la recherche fondamentale en astronomie, de la recherche avec une application plus directe dans le domaine de la santé via un projet transfrontalier et la préparation de la révolution industrielle qui nous attend avec l’intelligence artificielle. Notre faculté, bien située géographiquement, forte de douze laboratoires, tient largement la route ».

Les chimistes œuvrent contre les accidents cardiovasculaires

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L’équipe rémoise de l’université, dont Françoise Chuburu, au centre.

Une équipe de l’institut de chimie moléculaire de l’université de Reims participe à un projet de recherche qui pourrait faire baisser de façon drastique le nombre de décès par crise cardiaque. « Il s’agit de repérer les dépôts graisseux susceptibles de se détacher, de boucher les artères et ainsi de priver d’oxygène le muscle cardiaque », explique Françoise Chuburu, enseignant chercheur chargé de piloter les travaux à Reims. « Aujourd’hui, il existe une méthode pour repérer ces plaques d’athérome mais elle nécessite la pose de cathéters et donc une intervention. Notre projet consiste à déceler les dépôts instables à l’aide d’une simple IRM. » Cela consistera à envoyer par injection intraveineuse une minuscule molécule. Elle ira se coller sur la plaque dangereuse et deviendra visible sur l’image fournie par l’IRM. On saura où se trouve le dépôt graisseux à éliminer. Ce sera ensuite au cardiologue de déterminer comment il faut agir. L’équipe rémoise est chargée de mettre au point l’agent de contraste qui permettra de rendre visible la nanomolécule. « Une autre équipe, en Belgique, s’occupe de programmer la molécule pour qu’elle aille directement sur les plaques instables, c’est la phase de l’adressage. Nous travaillons sur ce projet, financé par des fonds européens, avec les universités belges de Gand et de Mons. Quand notre dispositif sera prêt, il faudra le tester sur des souris avant de l’appliquer à l’homme. » Ces souris seront modifiées, notamment à l’aide de l’alimentation, pour développer des plaques d’athérome car seul l’homme en développe. « Ensuite, on pourra imaginer envoyer un médicament en même temps que la molécule pour résoudre le problème », espère François Chuburu. « Le tout sans aucune intervention. Mais cela n’est pas pour tout de suite. »

Publié par Catherine Frey le 26 décembre 2018 dans http://abonne.lunion.fr


Le programme de coopération territoriale européenne Interreg France-Wallonie-Vlaanderen s’inscrit dans une volonté de favoriser les échanges économiques et sociaux entre cinq régions frontalières : les régions Haut-de-France et Grand Est en France, la Wallonie, la Flandre Occidentale et Orientale en Belgique.


Détection de plaques athéroscléreuses par IRM et imagerie optique


Caractérisée par le dépôt des lipides dans la paroi des artères, l’athérosclérose est une maladie qui contribue au développement de maladies cardiovasculaires.

Le rôle déterminant de la plaque vulnérable dans la genèse des syndromes explique la nécessité et l’intérêt de développer de nouveaux protocoles d’imagerie pour sa détection. Dans un avenir proche, de nouvelles techniques devraient permettre la caractérisation tissulaire et la quantification des lésions athéroscléreuses.

Parmi ces méthodes, l’IRM est l’une des plus prometteuses.

Il vise à associer des compétences communes tout en valorisant les richesses de chaque région concernée, et ce, au bénéfice des populations de la zone.

Le projet NanoCardio réunit 7 opérateurs dont le chef de file est l’UMons. Les autres opérateurs principaux sont l’Université de Gand et l’Université de Reims.


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objectif du projet : Développement de sondes bimodales pour la détection et l’analyse in vivo des plaques athéroscléreuses par imagerie (IRM et imagerie optique)

Contexte

Accidents Cardiovasculaires

- Principales causes de morbidité et de mortalité à travers le monde
- Facteurs de risque : âge, surpoids,…

Implication pour la Zone Transfrontalière

- Vieillissement de la population : à l’horizon 2030, 1 personne sur 4 sera senior
- Prévalence au sein de la zone : 36% des hommes et 24% des femmes

Méthodes de Diagnostic Actuelles

- Angiographie mais pose invasive de cathéters et injection d’agents de contraste iodés (allergies)
- Doppler, non invasif mais manque de spécificité


Organismes mis en oeuvre

UMONS
L’UMONS est le chef de file du projet Nanocardio. Deux laboratoires de l’UMONS sont impliqués dans le projet, le laboratoire RMN et Imagerie Moléculaire (Pr. S. Laurent) et le service de Cardiologie (Pr. S. Carlier).

- Gestion de projet
- Communication
- Synthèse des nanoplateformes
- Greffage des nanoplateformes par peptide et produits de contraste
- Imagerie optique et magnétique sur modèles in vintro et in vivo

URCA
Du point de vue de la mise en oeuvre scientifique du projet, l’Université de Reims Champagne Ardenne (URCA) possède un savoir-faire en matière d’élaboration et de caractérisation d’agents de contraste pour l’imagerie optique et l’IRM.

- Synthèse des produits de contraste magnétiques et magnéto-optiques
- Greffage des nanoplateformes par peptide et produit de contraste

UGENT
La contribution de l’UGent dans ce projet consistera à étudier les aspects de toxicité des nanoparticules (module 6), qui seront produites par l’Université de Mons pour une imagerie optimale des vaisseaux sanguins.

Concernant l’aspect « sécurité » d’importance cruciale pour les nanoparticules qui seront développées, le GRGN qui possède beaucoup d’expériences dans le domaine des nanotransporteurs de médicaments, mettra cette expérience à profit pour mettre en évidence les aspects toxicité des nanoparticules dédiées au réseau sanguin qui seront développées.

Evaluation de :

- l’innocuité des sondes bimodales
- de leurs propriétés biologiques et cytotoxiques
- de leur hématocompatibilité

Conclusion

En rapprochant les savoir-faire de partenaires de la zone transfrontalière France-Wallonie-Flandres, le projet Nanocardio ambitionne d’élaborer des sondes nanométriques multifonctionnelles et biocompatibles dédiées à la visualisation et l’analyse des plaques athéroscléreuses.

L’objectif est de prédire le plus précocement possible l’évolution de ces plaques pour permettre une prise en charge adaptée des patients. Enfin, ce project sera mené de façon à envisager le développement préclinique de ces plateformes.

Comme finalement, cet enjeu est un enjeu de santé publique mondiale, les résultats du projet NanoCardio pourront également être transposés à cette échelle.

Pour en savoir plus :

- Alsace BioVallet et le cluster Nogentech ont visité l’IHU Strasbourg le 15 décembre 2017
- L’Alsace en pointe dans l’innovation médicale BioTech le 17 avril 2018.
- Les patients deviennent transparents
- L’intelligence artificielle entre au bloc
- Courlancy-Bezannes, la clinique des superlatifs, démarre son activité à Reims-Bezannes le mardi 22 mai 2018.
- Séance introductive du séminaire Intelligence artificielle, robotique et santé le 24 Mai 2018 à la Faculté de médecine Paris-Descartes
- A quoi ressemblera l’hôpital du futur ? au Paris Healthcare Week le 29 mai 2018.
- Les chimistes de la faculté de sciences de Reims œuvrent contre les accidents cardiovasculaires