Le robot nancéien qui protège des risques radiologiques une solution d’automatisation de la mise en seringue des médicaments radioactifs

, dans le réseau de Philippe HENAUX, Victoria Di CARLO

Implantée à Nancy, la start-up Sysark a développé une solution d’automatisation de la mise en seringue des médicaments radioactifs utilisés dans les services de médecine nucléaire. Son robot a obtenu l’autorisation de mise sur le marché et l’entreprise, forte de son expertise, se diversifie.

Le robot de la jeune start-up nancéienne Sysark a obtenu en septembre dernier son autorisation de mise sur le marché. «  Nous sommes par ailleurs sur le point de lever un demi-million d’euros, de fonds locaux  », précise son président Guénolé Mathias-Laot. A 27 ans, le jeune homme s’avoue « plus que ravi  » d’autant qu’en parallèle l’entreprise développe d’autres pôles d’activité liés à son expertise dans le développement de dispositifs médicaux.

Des appuis régionaux

L’histoire de Sysark débute il y a 4 ans. Guénolé Mathias-Laot, manipulateur radio de formation, titulaire d’un Master 2 en ingénierie médicale et d’un autre en administration des entreprises, imagine une solution pour protéger les soignants des risques liés à la manipulation manuelle des médicaments utilisés dans les services de médecine nucléaire.

Ainsi naissent son robot et l’automatisation de la mise en seringue des médicaments radioactifs à la dose adaptée à chaque patient. La technologie est développée grâce à de nombreux soutiens, rappelle Guénolé Mathias-Laot : le Pôle entreprenariat étudiant de l’Université de Lorraine (PeeL), le CHRU de Nancy pour les tests cliniques, le Centre de recherche en automatique de Nancy (CRAN), l’Incubateur lorrain, la région Grand Est et la Société d’accélération du transfert de technologies, le SATT Sayens. « La fabrication et l’assemblage du robot sont réalisés à Nancy et Pompey », souligne le jeune homme, attentif à toujours «  préserver un ancrage local  ».

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Les deux associés qui ont créé Sysark à Nancy, Quentin Thomas à gauche et Guénolé Mathias-Laot, présentant une vue de leur robot. (Photo ER)

De 4 à 7 salariés

« Un développement intéressant » s’offre aujourd’hui à la jeune société qui est passée de 4 salariés cet été à 7 aujourd’hui. Elle vient de signer un contrat de licence avec la SATT Sayens qui travaille en partenariat avec le CHRU de Nancy sur un projet de dispositif d’aide au monitoring préopératoire dans la chirurgie de l’oreille moyenne. Pour la conception et la fabrication des prototypes, « la SATT Sayens s’est tournée vers nous », se réjouit Guénolé Mathias-Laot : « Notre équipe ingénieurs se positionne aujourd’hui en tant que bureau d’études  ». Autre volet de développement pour Sysark : l’offre de prestations de service en tant que consultant.


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Publié par M.-H.V. le 09 décembre 2019 dans https://www.estrepublicain.fr/

Publié par M.-H.V. le 09 décembre 2019 dans https://www.estrepublicain.fr/


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