La Santé à Rennes, une filières d’excellence Rennes marie parfaitement les acteurs de la santé et ceux du numérique.

, dans le réseau de Roxanne Amelot

Marqué par les innovations de son Centre Hospitalier Universitaire, le territoire marie parfaitement les acteurs de la santé et ceux du numérique. En particulier grâce à ses labos et acteurs de la recherche. La start’up rennaise @BlueBack_Physio accélère sa croissance et finalise sa première levée de fonds . Sa ceinture connectée permet de faire un bilan du caisson abdominal. Découvrez une des filières d’excellence de Rennes, la Santé.


Un secteur stimulé par la e-santé

Boosté par des acteurs comme le CHU, le secteur de la santé représente un emploi sur dix dans la métropole rennaise. Cet écosystème est par ailleurs marqué par une forte progression ces dernières années, notamment dans le privé.

Pour accompagner le mouvement, on recense 22 acteurs de mise en réseaux et de financement, dont le centre d’innovation Biotech Santé Bretagne. Le secteur s’appuie aussi sur 11 établissements d’enseignement supérieur dont l’Université Rennes 1 et l’EHESP, qui forme les hauts fonctionnaires de santé. Les activités se concentrent sur le soin, qui regroupe 80% des emplois.

Le potentiel technologique rennais est important, notamment dans l’e-santé, la nutrition-santé et le matériel médical, ce qui amène de nombreuses start-ups à se créer sur le territoire.

Les chiffres-clés de la santé

- 2ème pôle de recherche publique en e-sante de France*
- 27 500 salariés
- 3,5 millions d’€ de chiffres d’affaires
- 4ème pôle d’innovation en e-santé de France

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La Santé à Rennes, une filières d’excellence.

Les principaux constats

La santé-Bien être, un écosystème dynamique qui pèse un emploi sur dix dans la métropole

L’écosystème regroupe actuellement 34 000 emplois dans la métropole, répartis dans plus de 6 500 établissements et 22 laboratoires de recherche publics. Il a gagné 4 900 emplois en six ans, soit autant que l’écosystème numérique. Au total, le secteur public concentre 40 % des emplois, mais sa part diminue progressivement au profit du secteur privé, plus dynamique. Hors professions libérales de santé, l’écosystème compte ainsi 180 entreprises supplémentaires depuis 2008, dont 40 dans les activités technologiques. Sur le territoire métropolitain, Rennes Métropole concentre 80 % des emplois, mais les couronnes périurbaines, portées par une forte croissance démographique sont plus dynamiques (+36 % en six ans).

33 acteurs d’accompagnement au développement de l’écosystème

L’écosystème peut s’appuyer sur 22 acteurs de mise en réseaux et de financement, avec un centre d’innovation et de transfert technologique, ID2Santé, une fédération des acteurs bretons en biotechnologies, Capbiotek, un réseau de plate-formes technologiques publiques ouvert aux entreprises, Biogenouest, un réseau dédié à la recherche clinique en cancérologies, le Cancéropôle Grand Ouest, et la technolopole Rennes Atalante, facilitatrice pour l’implantation des entreprises. Dans le domaine de la formation, la métropole compte 11 établissements d’enseignement supérieur importants, avec trois acteurs incontournables, l’université de Rennes 1, le CHU, et l’EHESP, école nationale qui forme les hauts fonctionnaires de l’administration des établissements de santé français. Ces établissements forment chaque année près de 8 000 étudiants pour 2 000 diplômés de fin d’études.

Les activités de soins dominent l’écosystème

Les activités de soins concentrent 80% de l’emploi fin 2014, et les trois quarts des gains d’emploi depuis 2008. L’accroissement démographique de la métropole génère en effet des besoins importants en soins et services de santé, et explique notamment le fort développement des professions libérales médicales et paramédicales, ou des services connexes (ambulanciers, laboratoires d’analyses, dons du sang, etc.). Les activités hospitalières, en premier lieu celles du CHU de Rennes et des cliniques privées continuent de de se développer et de créer de l’emploi.

La e-santé, la nutrition-santé et les technologies du matériel médical comme nouveaux relais de croissance

Les activités technologiques regroupent près de 3 400 emplois, soit 10 % des emplois de l’écosystème. Elles sont très dynamiques, avec un doublement du nombre d’entreprises en six ans, et 640 salariés supplémentaires. Bien qu’ils pèsent encore peu en termes d’emploi, les marchés de la e-santé, de la nutrition-santé ou du matériel médical sont en plein développement et profitent de la densité de
compétences, de réseaux d’acteurs et de technologies des écosystèmes locaux du numérique, de l’alimentation ou de l’industrie de l’équipement.

Un relais de croissance potentiel : les biotechnologies de la santé et du bien être

Ce marché se caractérise localement par une assez faible densité d’acteurs économiques avec 16 entreprises fin 2014, pour 17 laboratoires de recherche publics. Il s’agit principalement de PME dynamiques et de Start-ups prometteuses.
L’emploi n’a pas réellement décollé sur ce marché. Les initiatives des acteurs locaux ne manquent pas, et peuvent notamment s’appuyer sur quelques atouts dans le domaine avec une entreprise leader sur son marché comme Biotrial (1er centre privé de recherche cliniques en phase précoce en Europe) et une fédération hospitalo-universitaire récemment constituée en cancérologie, CAMIN.

Benchmarking : Rennes est distancée sur les biotechnologies, mais dispose d’un vrai potentiel dans la e-santé

Dans le panel des grandes métropoles françaises, Rennes pèse peu en termes de force industrielle et de recherche publique en santé-bien être, avec seulement 2 600 emplois. Bien qu’il soit dynamique en croissance relative et en nombre de Start-ups créées, le tissu local d’entreprises est encore peu dense en comparaison avec d’autres territoires historiquement plus puissants, que ce soit dans les
biotechnologies, l’industrie pharmaceutique ou l’industrie d’équipements médicaux. De plus, les politiques nationales de financement de la recherche publique généralisées sous forme d’appel à projets ont pour corollaire la concentration
accrue des moyens humains dans les laboratoires des pôles les plus importants (Lyon, Marseille-Aix, Bordeaux, Montpellier…), au détriment des plus modestes comme Rennes. Malgré l’existence d’un potentiel de recherche en biotechnologies avec des structures telles que l’IRSET, l’IGDR ou le FHU CAMIn, ce double handicap ne permet pas aujourd’hui au pôle rennais de rivaliser avec les grandes métropoles
françaises.

Le potentiel technologique rennais est par contre important sur le marché très porteur de la e-santé. Il figure au 4ème rang des métropoles régionales, bénéficie d’une vraie dynamique de création de start-ups, de la présence de laboratoires de
renommée internationale, le LTSI et l’UMR VisAGeS, de la montée en puissance de l’IRT B-Com sur le segment de médecine augmentée et connectée, et de la structuration prochaine d’une fédération hospitalo-universitaire (FHU) prometteuse, TechSan. Mais là encore la concurrence est rude, la plupart des métropoles cherchant à structurer de nouveaux laboratoires de recherche ou de clusters autour d’entreprises phares, notamment à Bordeaux, Grenoble, Lille, Strasbourg et Marseille-Aix.

Constats par marchés :

Les quatre marchés des activités de soins ont concentré 75 % des gains d’emploi entre 2008 et 2014 dans l’écosystème, soit plus de 3 700 emplois supplémentaires. Ils bénéficient à plein d’un contexte favorable combinant une forte croissance démographique du territoire métropolitain et le vieillissement accru de sa population, qui génère de nouveaux besoins en hébergement médicalisé et en soins :
– les activités hospitalières et les cliniques privées continuent de recruter, avec le CHU comme moteur (+700 postes en six ans) ;
– les professions libérales de santé médicales et paramédicales sont en plein boom (kinés, ostéopathes, infirmiers, podologues…) ;
– les structures d’hébergement médicalisées pour personnes âgées (EHPAD, centres de séjours, etc.) se renforcent, notamment par l’intermédiaire d’acteurs privés
régionaux et nationaux ;
– les structures d’hébergement médicalisées spécialisées sont par contre moins dynamiques (soins et insertion par le travail des handicapés essentiellement). Leurs effectifs sont globalement stables sur la période (+86 salariés).
Conséquence du développement des marchés des soins, les services connexes en santé se développent également fortement (laboratoires d’analyses et ambulanciers principalement).
Les marchés liés aux activités de commerce et de fabrication de produits de la santé continuent également de se développer, mais sur un rythme bien plus lent que les autres marchés étudiés, subissant notamment la pression de la politique nationale de rationalisation et de contrôle de la consommation de médicaments.
Enfin, sur les quatre marchés d’activités technologiques identifiés, trois sont dynamiques, alors que le plus important peine à décoller :
La e-santé profite du fort développement de l’écosystème numérique, d’une réelle dynamique de création de startups (quinze en six ans), du positionnement stratégique de l’IRT B-Com sur la médecine augmentée et connectée, et du renforcement des équipes des laboratoires de recherche.
La nutrition-santé s’inscrit aussi dans un contexte de renforcement des liens entre acteurs locaux de la santé et de l’alimentation, qui se traduit par un fort développement d’entreprises comme Nutrisun (groupe Triballat), Diana ingrédients ou Gefa.
Dispositifs médicaux : Les acteurs positionnés sur les technologies du matériel médical ont doublé en nombre, avec de nouvelles entreprises à fort potentiel (BA Healthcare, Diafir, NG Biotech, etc.), aux côtés d’acteurs phares toujours en croissance (BioMérieux).
Biotechnologies : Sur le marché potentiellement gigantesque et porteur des biotechnologies de la santé humaine et du bien être (recherche clinique, industrie pharmaceutique et cosmétique), les acteurs locaux cumulent près de 2 000 emplois,
qui sont aux deux tiers localisés dans les laboratoires de recherche publics. Les 16 entreprises sont principalement des PME et des Start-ups, hormis Biotrial, Boiron
et Yves Rocher. On note l’absence de grands acteurs de l’industrie pharmaceutique. Les entreprises ont enregistré seulement 43 emplois supplémentaires, et les laboratoires de recherche seulement 128.

Constats :

Avec près de 2 600 emplois salariés, le potentiel rennais dans l’industrie et la recherche publique en santé Bienêtre est modeste.
Les métropoles du Grand Ouest pèsent peu : la somme des forces de Rennes et Nantes atteint à peine celles de Montpellier ou Bordeaux. D’autre part, Rennes et Nantes ne disposent quasiment pas d’industrie pharmaceutique.
Lyon est de loin le premier pôle industriel et de recherche publique du secteur. Elle bénéficie de la présence de la plupart des big Pharma (Sanofi, Merck, Rhodia, etc.).
Nice se distingue par l’importance de sa filière parfumerie.
Lyon et Grenoble dominent dans l’industrie des équipements médicaux. Les biotechnologies surtout développées à Lyon, Toulouse et Montpellier (présence de gros centres R&D de Sanofi, Rhodia, Pierre Fabre, etc.).

Le secteur se développe surtout grâce à la recherche publique, aux biotechnologies et l’industrie cosmétique. A contrario, les effectifs dans l’industrie pharmaceutique déclinent dans la majorité des métropoles du panel.
Toulouse et Nice sont les métropoles les plus dynamiques, grâce à l’industrie cosmétique et les biotechnologies. à Rennes, le développement de la filière est surtout porté par les biotechnologies (Biotrial, Diana, etc.), et la recherche
publique (IGDR, IRSET), bien que les gains d’emploi soient plus modestes pour l’instant. On note également que l’évolution des effectifs en biotechnologies est plus dynamique à Rennes qu’à Lille, Grenoble et Nice.
Rouen est le seul pôle en déclin du panel, handicapé par une érosion importante des effectifs de l’industrie pharmaceutique.

Malgré des écosystèmes moins denses en acteurs, Rennes, Nantes et Marseille-Aix sont dynamiques. Montpellier, Grenoble et Nice combinent à la fois densité et dynamisme de leur écosystème. Déjà denses, les écosystèmes de Strasbourg et
Lyon se renforcent également.

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Retrouvez l’étude de l’AUDIAR sur l’écosystème santé/bien-être rennais.Un futur pôle santé ultra-moderne de 32 hectares

AUDIAR décembre 2015
L’écosystème santé – bien-être rennais - Principaux éléménts de diagnostic
- Retrouvez l’étude de l’AUDIAR sur l’écosystème santé/bien-être rennais.Un futur pôle santé ultra-moderne de 32 hectares

Contact :

ID2 Santé
Roxanne Amelot
02 23 23 73 21
roxanne.amelot@id2sante.fr

La success story

Télécom Santé révolutionne le lit médicalisé

L’ennuie lors d’une hospitalisation ? C’est ce que combattent Matthieu Mallédant et Sébastien Duré avec Télécom Santé.

Ils ont en effet lancé en 2011 des « tablettes multimédia à l’époque où les iPad n’étaient pas sortis » comme l’explique le premier. D’abord outils de divertissements ils servent aujourd’hui les personnels de santé pour « accéder au dossier médical, à l’historique de bio nettoyage, etc ».

Un succès car l’entreprise emploie désormais 42 personnes. Après une levée de fonds de 8M€ en juin 2017, elle s’attaque désormais au marché mondial, notamment l’Asie du Sud-Est et le Moyen Orient.

Le personnel restera basé à Rennes car « il y est très facile d’y recruter des ressources techniques », le tout «  à 1h30 de Paris  ».

La business story

Marie Pirotais – Biosency

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Marie Pirotais – Biosency

- 1er dispositif médical dédié aux insuffisances respiratoires
- Créée en septembre 2017
- Lancement du produit en 2019
- Développement en Europe, aux USA et au Canada
- Force du territoire : le réseau des entrepreneurs
- Ambition : faire grandir Biosency et viser un développement international

Véronique Anatole-Touzet – Directrice générale du CHU de Rennes

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Véronique Anatole-Touzet – Directrice générale du CHU de Rennes

- Véronique ANATOLE-TOUZET est une des 1ère femmes à exercer des fonctions de direction générale au sein d’un CHU
- Chiffres-clés : 9155 professionnels,11 écoles de formations paramédicales et 3 facultés de santé
- L’innovation est le cœur d’un CHU : innovations thérapeutiques, organisationnelles, en technologies en santé, en chirurgie assistée par robot…
- Pour elle, « Rennes est inspirante et le CHU inspire Rennes »
- Ambition : réussir le projet de reconstruction du CHU et de permettre au CHU de continuer à se développer !

Le lieu phare

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©Destination Renne – Caroline ABLAIN

Un futur pôle santé ultra-moderne de 32 hectares

Point central de l’écosystème, le projet de nouveau CHU permettra de regrouper l’ensemble de ses activités sur un même site à l’horizon 2024. Évalué à 535M€, ce projet sera basé pour moitié sur la construction de nouveaux locaux.

Ils intègreront un plateau technique chirurgical, interventionnel et de soins critiques unique, mais aussi un Pôle Femme-Mère-Enfant. Un gage de modernité pour les quelques 8400 professionnels qui y travaillent actuellement et les plus de 500 000 patients qui y passent chaque année en consultation.

Classé régulièrement dans les 10 premiers établissements de santé par l’hebdomadaire le Point, il se distingue par ses greffes d’organes et de cellules souches hématopoïétiques, mais aussi par 2 centres de référence pour les maladies rares.

Publié le jeudi 18 juin 2020 sur https://www.rennes-business.com


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Rennes Business @RennesBusiness · 18 juin 2020
La #startup rennaise @BlueBack_Physio accélère sa croissance et finalise sa première levée de fonds. Sa ceinture connectée permet de faire un bilan du caisson abdominal.
Découvrez une des filières d’excellence de #Rennes, la #Santé : #Rennesbusiness
https://www.rennes-business.com/fr/pourquoi-rennes/secteurs-excellence/sante/?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=diffusion
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HOSPIMEDIA @HOSPIMEDIA · 22 juin 2020
Le @CHURennes retient le groupe @Icade_Officiel pour conduire l’assistance technique à maîtrise d’ouvrage #ATMO autour de son futur plateau technique central. L’opération se chiffre à 155M€ HT sur un total de 50000m2 @arteliagroup @thomaqu
https://www.hospimedia.fr/actualite/chantiers/20200622-immobilier-icade-assistera-la-construction-du-nouveau-plateau?utm_source=twitter&utm_medium=twitter&utm_campaign=twitter

Pour en savoir plus :

- Matinée « Santé, Intelligence Artificielle et Cybersécurité : quels enjeux ? » le 22 novembre 2018 à Rennes
- De nouveaux antibiotiques mis au point par un laboratoire de l’Inserm et l’Université de Rennes 1 le 9 juillet 2019
- Ille-et-Vilaine. Vers la fin des souris de laboratoire ? le 09 janvier 2020
- La Santé à Rennes, une filières d’excellence le 18 juin 2020