La French Tech démarre en trombe ses levées de fonds 2019

, dans le réseau de Christophe Juppin

Les start-up tricolores ont levé près de 1,2 milliard de dollars entre janvier et mars 2019, selon le cabinet CB Insights. C’est leur deuxième meilleur trimestre depuis la création du label, en 2014. Le ticket moyen, indicateur de maturité de l’écosystème, s’affiche lui aussi en hausse.

La French Tech démarre 2019 dans la foulée de 2018 .

Après avoir levé 3,5 milliards de dollars en 2018, un montant record, les start-up tricolores continuent d’engranger les bons chiffres. Selon le baromètre de CB Insights dévoilé jeudi 02 mai 2019, elles ont levé 1,2 milliard de dollars (1,07 milliard d’euros) entre janvier et mars. Soit la deuxième meilleure performance depuis la création du label French Tech en 2014, après celle du deuxième trimestre 2017.

Et les perspectives sont très bonnes. En gardant ce rythme, CB Insights s’attend à 4,7 milliards de dollars levés sur l’ensemble de 2019, soit une croissance de près de 40 % en un an. Le deuxième trimestre a d’ailleurs bien commencé, avec la levée de fonds de 110 millions d’euros par ManoMano.

Diversité, la nouvelle priorité de la French Tech

Le nombre de tours de table, lui, s’affiche légèrement en baisse au premier trimestre de 2019 par rapport au dernier trimestre 2018 (178, contre 187). Entre 2018 et 2019, il devrait être à l’équilibre, selon le cabinet américain. Au contraire des écosystèmes britannique et allemand, qui voient tous deux leur nombre de deals repartir significativement à la hausse (+20 % environ).

Augmentation du ticket moyen

Mécaniquement, le ticket moyen - indicateur fiable de la maturité de l’écosystème - augmente en France. Notamment grâce aux sept levées de fonds supérieures à 50 millions de dollars. Sur les trois premiers mois de l’année, il a grimpé à 6,5 millions de dollars, contre 4,7 en 2018. Tout juste en dessous de l’Allemagne (6,8 millions de dollars) et assez nettement derrière le Royaume-Uni (15,4 millions).

Après une année 2018 marquée par une forte baisse, les tours de table en amorçage sont repartis à la hausse au premier trimestre, montrant l’appétence des capital-risqueurs pour les plus jeunes pépites comme la qualité de ces dernières, capables d’attirer des business angels. Quelque 62 % des tours de table en volume ont ainsi été réalisés pour des start-up en phase d’amorçage ou en série A.

Doctolib : les clés du succès de la nouvelle licorne française

En valeur cependant, ce sont, assez naturellement, les start-up les plus robustes qui captent l’essentiel des financements. Doctolib (170 millions de dollars) , Wynd (82 millions), Mirakl (70 millions), Shift Technology (60 millions), Contentsquare (60 millions), les cinq plus grosses levées du premier trimestre, ont toutes réalisé leurs tours de table en série C ou plus.

Paris, ville n° 1

Paris reste le coeur de la French Tech, à la fois en volume et en valeur. La capitale représente 75 des 178 deals réalisés entre janvier et mars, pour 776 millions de dollars investis. Lille (5 tours de table), Lyon (4), Toulouse (3) et Montpellier (3) sont loin derrière.

Bpifrance planche sur un nouveau fonds pour renflouer le capital des fleurons français

Du côté des investisseurs, peu de mouvements ont été enregistrés par rapport à 2018. La banque publique d’investissement bpifrance reste le plus grand partenaire de l’écosystème, suivi de Kima Ventures et Idinvest Parners.
Seed, Série A, B, C… : de quoi parle-t-on ?

Ces lettres correspondent à différents stades de développement de la start-up en recherche de financement. On parle de seed (graine) pour la phase d’amorçage, lorsque la start-up est tout juste naissante.

La série A permet à la jeune pousse d’optimiser sa base d’utilisateurs et son offre de produits. Les séries B doivent accompagner des start-up dont le modèle économique est fixé, mais qui veulent élargir leur développement.

Dans un financement de type série C, les entreprises recherchent des fonds pour « scaler » c’est-à-dire multiplier son chiffre d’affaires tout en confortant sa rentabilité.

Lucas Mediavilla

Publié par Lucas Mediavilla le 03 mai 2019 dans

https://www.lesechos.fr/


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