La Fabrik du Sport qualifiée le 25 juillet 2016, bientôt médaillée ?

, dans le réseau de Louis-Frédéric DOYEZ, Adrien TINGRY, Philippe DEMOOR
 FABRIK DU SPORT

Lundi 25 juillet 2016, Laval était capitale de la Tech pour l’ annonce des labels des 13 métropoles French Tech et de l’arrivée des réseaux thématiques French Tech. Depuis le 25 juillet 2016, Reims a rejoint le club des villes French Tech. A défaut d’être une métropole labellisée, le territoire se positionne dans le Réseau Thématique French Tech #Sports, grâce à la thématique du sport portée par une association fondée par des entrepreneurs rémois.


En une petite année, les entrepreneurs à l’origine de la création de la Fabrik du Sport ont réussi à prouver que cette thématique représente une véritable source de développement économique pour le territoire. Leur plus belle victoire pour le moment est d’avoir décroché au sprint leur labellisation Sport Tech, un des neuf réseaux thématiques de la French Tech (avec ceux sur la santé, les objets connectés, la nourriture, la finance ...). « C’est une étape importante mais pas Une fin en soi », prévient Frédéric Godbillot, le président de l’association rémoise.

Des soutiens publics et privés

En une trentaine de jours depuis avril 2016, les membres ont clairement accéléré le rythme et monté leur dossier pour rejoindre l’ambition French Tech pilotée par le ministère de l’Économie. « Nous avons fédéré des soutiens privés et publics (dont Reims Métropole à travers l’accompagnement par Innovact Center et l’Université de Reims) qui attestent que Reims est aussi une terre de sport, d’innovation et d’expérimentation », précise celui qui dirige une start -up (Be for Stats) qui développe une application d’aide à la préparation individuelle des sportifs pour les managers des clubs professionnels. Une vingtaine de jeunes entreprises travaillent dans ce domaine du sport et de la santé (voir encadré) : « Nous avons autant de start-up qu’à Montpellier qui est une véritable ville sportive », revendique-t-i !, en précisant que la particularité rémoise est de ne pas se limiter à la dimension technologique avec des acteurs qui représentent différentes facettes de l’économie du sport.

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Adrien Tingry, cofondateur et vice-président de La Fabrik du Sport, pose avec Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Christophe Juppin (chargé de développement à la CCI 52) secrétaire suppléant du cluster Nogentech) et Arline Desrumaux (chargée développement à la DIRECCTE Grand Est) lors de la cérémonie le 25 juillet 2016 à Laval.(Photo Pierre CASERT)

Viser des marchés internationaux

Reims (en englobant des projets à Soissons, Châlons et même dans le Grand Est) fait donc partie des six territoires de la Sport Tech française qui comprend : la Normandie (sport équestre), Montpellier, le sud-ouest (Hossegor) spécialisé dans les sports de glisse, ainsi que Abc- Marseille et Grenoble, « Nous devons maintenant nous inscrire dans la formation d’une équipe de France dont le plan stratégique repose sur trois ambitions : fédérer, accélérer et rayonner à l’international. Nous avons d’ailleurs commencé à rencontrer ces autres territoires et l’un d’entre nous sera désigné capitaine de cette équipe », présente Frédéric Godbillot. Ensemble, les start-up des différents territoires vont ainsi pouvoir gagner en visibilité, mais elles seront aussi en compétition, notamment dans le futur appel à projets annoncé en 2017 par Emmanuel Macron.

En effet, si l’initiative gouvernementale n’a pas vocation à financer les associations locales - « Nous allons mettre en place des partenariats privés et publics à Reims » - des fonds doivent aider à la croissance des jeunes entreprises (voir ci-dessous). « Notre rôle sera d’aider nos start-up à être les meilleures, dans une concurrence saine et positive avec les autres régions », précise celui qui est aussi en relation avec Le Tremplin (paris), un autre incubateur dédié au sport.

À l’échelle du Grand Est, la Fabrik du Sport est déjà en contact avec des entreprises d’Alsace et celles-ci seront même invitées à présenter leurs produits dans le Pavillon du futur mis en place sur la Foire de Châlons (lire ci-dessous), jeudi 1 er septembre 2016.

Philippe Demoo

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Le 25 juillet 2006 à Laval, la Fabrik du Sport a intégré le "réseau thématique Sport". La Fabrik du Sport a été distingué parmi les écosystèmes les plus favorables aux start’ups du sport de la French Tech.

Une vingtaine d’entreprises dans la Sport Tech made in Reims

Parmi les fondateurs de la Fabrik du Sport, la société Be ForStats : de Frédéric Godbillot est la seule à avoir véritablement une approche technologique. Preuve de la grande diversité de la thématique, les autres entreprises se positionnent dans le domaine du coaching et du conseil (Peggy Melières, PM Consulting], de la communication événementielle (Ludovic Gaudet, Sport & 1 Legend) et de la formation (Adrien Tingry, Campus du Savoir).

Ensemble et avec l’aide de leurs partenaires, ils ont déjà fédéré un réseau d’une vingtaine d’entreprises dont : Pacifa Decision (sécurité et billettique dans les stades), OMO Santé (application mobile], Eppic (analyse de la performance du cheval], Agence Sport [cornmuncatlon J, Cryo Sport (cryothérapie). l’entrepreneur Maxime Valette, créateur du site VOM, a aussi rejoint l’équipe de la Fabrik du Sport. Après avoir déjà été responsable d’une « team » disputant des tournois de jeux vidéo, il a réactivé son projet Skill.gg afin de développer les paris dans l’e-sport, c’est-à-dire la possibilité de parier sur les vainqueurs de « matchs » de jeux vidéo. « Pour le moment, le cadre légal nous permet uniquement de permettre aux joueurs de parier sur leur propre match, mais les paris dans re-sport sont prometteurs », explique celui qui a participé à l’organisation du Pavillon du futur sur la Foire.

Quels moyens pour la French Tech ,

Globalement, le programme « French Tech Accélération » est doté de 200 M € dans le cadre des investissements d’avenir. Les meilleures entreprises (une centaine lors des deux dernières promotions) peuvent d’ailleurs solliciter le « Pass French Tech » destiné à les aider à devenir des championnes à l’échelle mondiale. Géré par bpifrance, une « Bourse French Tech » (entre 10 et 30 000 €) complète la palette pour faciliter les créations d’entreprises.

Philippe Demoor

Petites affiches Matot Braine n° 7559 du 15 août 2016 en page 3


Publié le 15 août 2016 par Philippe Demoor dans Petites affiches Matot Braine n° 7559 en page 3 - http://www.forumeco.com/

Crédit : © forumeco.com


Pour en savoir plus :

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