L’écosystème numérique lorrain consacré par un label à portée internationale le 25 juin 2015

, dans le réseau de Fleur Pellerin

En plein déplacement aux Etats-Unis pour promouvoir le dynamisme des entreprises françaises du numérique sur la scène internationale, Axelle Lemaire (la secrétaire d’Etat en charge de l’économie numérique) a enfin annoncé le nom des dernières métropoles ayant obtenu le label French Tech. Le dossier du Sillon Lorrain (Thionville, Metz, Nancy, Epinal), portant le nom de LORnTECH, a retenu l’attention du ministère, et coiffé dix autres métropoles au poteau.

14 candidats, mais seulement 4 places

25 juin 2015. Minuit en France, 18h à New York, Axelle Lemaire entre sur scène.

Des milliers d’acteurs français du numérique ayant participé à la candidature de leur territoire pour le label d’excellence (14 pour la « fournée » de juin 2015), ont les yeux rivés sur leur écran et suivent la retransmission en direct. A Metz, c’est dans un bar de la place de chambre que certains avaient décidé de se réunir pour vivre l’événement en direct, après une journée entière consacrée aux start-ups numériques lorraines à TCRM Blida.

La liste s’égrène enfin, et ce sont 4 noms qui sortent du chapeau. Parmi eux, celui de la Lorraine, dont on savait que le dossier était particulièrement solide, et qu’il avait impressionné la mission ministérielle en charge de l’étude des candidatures.

En lançant avant toutes les autres une candidature conjointe de plusieurs villes du sillon, la Lorraine avait montré la voie de l’originalité et du bon sens. L’annonce de ce 24 juin le prouve : ce ne sont pas 4 villes qui ont été désignées, mais 4 groupes de villes :
- Brest Tech plus (Brest, Morlaix, Quimper et Lannion)
- Normandy French Tech (Rouen, Caen et Le Havre)
- Lor’NTech (Metz, Nancy, Thionville et Epinal)
- French Tech Côte d’Azur (Nice, Cannes, Grasse et Sophia-Antipolis)

En clair, French Tech c’est quoi ?

L’objectif est clair : désigner à l’aide d’un label, les quelques territoires sur lesquels les investisseurs et les porteurs de projets internationaux peuvent trouver du dynamisme, de l’excellence, et donc des opportunités d’implantation.

La conséquence est particulièrement importante : elle concerne l’emploi, la création d’entreprise, et la mise en place très espérée de formations (si l’Université de Lorraine finit par comprendre l’enjeu), qui feront de la Lorraine une locomotive économique de premier ordre. Pour les enfants et les entreprises du territoire, c’est d’avenir constructif dont on parle.

La carte est désormais figée, et le Sillon Lorrain va pouvoir passer à la 2ème étape : assembler les dernières pièces du puzzle imaginé pour répondre présent à ce défi économique, et finaliser la construction de LORnTECH.

C’est donc une grosse bouffée d’espoir, mais aussi de satisfaction, qui a été apportée par l’annonce de la labellisation du Sillon Lorrain.

Pas pour tout le monde

L’obtention de la labellisation avait été délibérément présentée comme restreinte à un petit nombre, bien inférieur à celui des candidatures émanant de plusieurs territoires en France. Celles et ceux qui avaient bataillé pour constituer leur dossier le savaient : il y aurait des rires et des pleurs.

Une première fournée de métropoles labellisées avait été révélée au mois de novembre 2014. Il était prévu qu’une seconde liste soit annoncée en juin 2015, et qu’elle ne pourrait pas désigner tous les participants car seuls les 4 meilleurs dossiers en ressortiraient.

A noter tout de même que quatre autres territoires sont certes passés à côté, mais recevront tout de même un label thématique : l’Alsace (MedTech), Avignon (CultureTech), Saint-Etienne (DesignTech) et Angers (IoT-Tech).

Le processus est maintenant terminé : il ne devrait a priori plus y avoir de nouveau lauréat.

Après avoir retenu leur souffle, les acteurs de l’écosystème numérique lorrain sont maintenant soulagés. Leur mobilisation sera d’autant plus grande pour poursuivre la mise en place des projets en cours : bâtiments totem, outils d’accompagnement et de financement, animation…

Rendez-vous pour la grand messe en octobre 2015

Axelle Lemaire viendra quant à elle en Lorraine, à Metz plus précisément, le 15 octobre 2015, pour rencontrer les acteurs du numérique lorrains réunis lors de #GEN3, la grand messe du numérique dans l’Est, organisée sur 2 jours par l’association Grand Est Numérique, qui construit actuellement la fédération des acteurs du numérique du grand Est de la France.

Nul doute qu’il y aura foule pour y suivre les conférences, arpenter les allées, et que bon nombre d’acteurs y tiendront un stand. Pour plus d’informations sur #GEN3, cliquez ici (la billetterie propose des tarifs préférentiels au moment où nous rédigeons cet article).

LORnTECH, désormais sous label French Tech, peut regarder l’avenir avec sérénité : tous ses acteurs ne demandent qu’à durer et grandir en Lorraine, sur leur territoire de coeur ou d’adoption.

Publiè le 25 juin 2015 dans https://tout-metz.com/

Pour en savoir plus :

- Le 12 novembre 2014 : après Paris, Axelle Lemaire labellise neuf "métropoles French Tech"
- Le 24 juin 2015, Axelle Lemaire labellise "quatre métropoles French Tech" et nomme quatre territoires "écosystèmes thématiques" depuis New York
- L’écosystème numérique lorrain consacré par un label à portée internationale le 25 juin 2015
- LORnTech : Axelle Lemaire et Christian Eckert le 9 octobre 2015 à TCRM-Blida bâtiment Totem de Metz
- LORnTECH Philippe Hénaux : Conjuguer le présent au futur...
- LORnTECH : Le numérique lorrain cherche encore ses « Licornes » en juin 2016
- Lorntech se dote d’un nouveau bureau d’entrepreneurs, pour les entrepreneurs le 6 décembre 2018.
- Pierre Cuny élu président du Sillon lorrain le 11 décembre 2018
- Le Sillon Lorrain et l’Université de Lorraine jettent les bases d’une plateforme universitaire commune le 02 avril 2019
- LORnTECH devient capitale French Tech en s’associant avec l’écosystème alsacien le 03 avril 2019