L’atout de l’intelligence artificielle pour traiter la prostate en juin 2019 Un jet d’eau haute pression désagrège le tissu prostatique dirigé d’après l’image de l’échographie en temps réel.

, dans le réseau de Sandrine Jullien-Rouquié

Une étude menée à la clinique Pasteur a montré l’intérêt de la technique Aquabeam pour préserver l’éjaculation des patients traités pour une hypertrophie bénigne de la prostate.

L’intelligence artificielle est-elle en train de révolutionner certaines pratiques chirurgicales  ? Oui pour le Dr Vincent Misraï, urologue à la clinique Pasteur de Toulouse. Au prochain congrès de l’association française d’urologie, à la fin du mois de novembre 2019 à Paris, il présentera ses conclusions sur la technique Aquabeam® que la clinique Pasteur utilise depuis deux ans pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate.

En France, un million de patients consultent chaque année pour un adénome de la prostate, pathologie bénigne liée à l’âge et pouvant altérer sérieusement la qualité de vie (difficulté à uriner, troubles sexuels). Elle est majoritairement traitée par médicaments mais lorsqu’ils ne suffisent plus, une intervention chirurgicale est proposée.

Dans la technique Aquabeam®, grâce à un bras robotique programmé par l’urologue, un jet d’eau haute pression désagrège le tissu prostatique pour réduire le volume de l’organe et libérer l’urètre. Le jet est dirigé d’après le paramétrage du médecin qui s’appuie sur l’image de l’échographie en temps réel.

"Une technique qui préserve l’éjaculation chez près de 80 % des patients"

« C’est une assistance à l’expertise humaine du chirurgien qui ne fait pas appel à sa dextérité et donc fiabilise le geste. Et, grâce à l’intelligence artificielle, des milliers de paramétrages, très précis, sont possibles. La clinique Pasteur a été la première à utiliser Aquabeam®, des projets sont en cours dans d’autres établissements, tant mieux, les choses bougent pour espérer un remboursement. La technique Aquabeam® est convaincante parce qu’elle préserve l’éjaculation chez près de 80 % des patients », explique le Dr Vincent Misraï.

La publication, en juin 2019, dans la revue européenne d’urologie, d’une étude d’évaluation menée avec l’hôpital Cochin (AP-HP) et le CHU de Limoges sur 30 patients, conforte son argumentaire.

Emmanuelle Rey


Publié par Emmanuelle Rey le 03 novembre 2019 dans https://www.ladepeche.fr


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