Interview de Sandrine Jullien-Rouquié, fondatrice de Ludilabel

, dans le réseau de Sandrine Jullien-Rouquié, Valérie RANDÉ

Plusieurs fois distinguée comme championne de la croissance notamment par Technology Fast 50, bénéficiaire du Pass French Tech, élue start-up de l’année…Ludilabel est une belle aventure entrepreneuriale au féminin, démarrée à partir d’une idée de bon sens. Jeune maman, Sandrine Jullien-Rouquié a été rapidement confrontée au problème du marquage des vêtements exigé en crèche et dans les écoles.


La jeune entreprise toulousaine cartonne avec des étiquettes autocollantes pour les enfants

Sur 500 entreprises françaises, Ludilabel se place en 54e position du palmarès « Les Champions de la croissance 2018 », réalisé par Les Echos/Statista et prend la 3e place en Occitanie. Sandrine Jullien-Rouquié a crée Ludilabel en 2011 pour faciliter la vie des parents grâce à ses étiquettes ludiques : autocollantes, thermocollantes et personnalisables.

Cette entreprise toulousaine réalise en 2017, un chiffre d’affaires de 2,3 millions d’euros et a ouvert un deuxième atelier de production à Milan. Ludilabel confirme son dynamisme et devient l’un des plus gros acteurs du marché.

Aujourd’hui, plus de 350 000 commandes et 50 millions d’étiquettes ont été livrées dans 80 pays, via le site e-commerce

Publié par Emma Bao le 20 février 2018 dans https://www.entreprises-occitanie.com

Constatant l’absence sur le marché de solutions satisfaisantes, alliant praticité de pose, résistance, personnalisation, design…Sandrine Jullien-Rouquié a imaginé une étiquette ludique, se posant en deux secondes, adaptée au passage en machine à laver et aux normes de sécurité.

De l’idée à sa concrétisation, du démarrage de la start-up au pilotage d’une Pme déployée à l’international, la fondatrice de Ludilabel, rejointe à la direction par son mari Michel Jullien, évoque son parcours et les projets d’actualité.

Entreprises Occitanie : Vous êtes pionnière sur le Ludistick, sa mise au point a-t-elle été facile ?

Sandrine Jullien-Rouquié : J’ai d’abord approché les fournisseurs et ne trouvant pas de matériau sur étagère, j’ai consacré 1 an à la R&D pour parvenir à la bonne formulation. A savoir une colle sans toxicité efficace dans le temps en dépit des nombreux lavages et un support d’impression présentant les mêmes caractéristiques. Avec la création de Ludilabel en 2011, nous avons déposé la marque Ludistick devenue un terme générique.

Entreprises Occitanie : Vous avez opté d’entrée pour une stratégie digitale ?

Sandrine Jullien-Rouquié : Avec Internet, notre zone de chalandise est mondiale. Nous avons 4 sites marchands, français, anglais, espagnol et italien lesquels sont conçus et pilotés par une ressource de chacun des pays. Ces natifs sont en charge du marketing, de la relation client, de l’animation des réseaux sociaux.

Le numérique étant la clé de voûte, 15 à 20% de notre CA sont consacrés à la communication digitale. Cependant, le bouche à oreille est de loin le premier canal prescripteur.

Entreprises Occitanie : Le succès a été immédiat ?

Sandrine Jullien-Rouquié : Il s’est bâti progressivement de manière virale ! Nous avons une communauté de 187 000 fans sur les réseaux sociaux. Notre catalogue est enrichi en permanence avec plusieurs offres de packs. L’e-acheteur est associé à la conception du produit. Il prend la main et interagit en famille pour personnaliser sa commande, choisir des formes, couleurs, dessins…Nos délais de livraison très rapides sont aussi un atout significatif.

Emma Bao

Publié par Emma Bao dans https://www.entreprises-occitanie.com

JPEG - 85.6 ko
Sandrine Julien-Rouquié fondatrice de Ludilabel

Sandrine Jullien-Rouquié aura passé dix ans dans la production cinématographique, à côtoyer les «  Claude  » les plus célèbres du cinéma français (Chabrol & Miller). Un univers dans lequel elle met les pieds «  par hasard  », en 2001. «  Quand il a fallu chercher un stage de fin d’études, je suis tombée sur une annonce dans la production cinématographique. Je me souviens avoir harcelé l’assistante de prod’. J’ai dû la fatiguer et elle a fini par me prendre, alors que je faisais des études complètement différentes   », raconte-t-elle.

Du stage de fin d’études dans le cinéma…

Son Master de communication en poche, Sandrine Jullien-Rouquié passera finalement les dix années suivantes sur les tournages, jusqu’en 2011, année de naissance de sa fille. «  Á ce moment-là, je me suis dit que j’allais être frustrée parce que je n’allais pas réussir à gérer mon nouveau statut de maman et ma passion pour le ciné. Sur le Petit Nicolas par exemple, on tournait 6 jours sur 7 en Belgique, on ne rentrait pas les week-ends… Je savais que ça ne pourrait pas durer comme ça…  ».

Mais travailler dans une entreprise traditionnelle, «  avec les mêmes collègues, la même machine a café, derrière le même bureau   » ne l’intéresse pas. Seule option  : créer son propre emploi, encore faut-il avoir une idée. Celle-ci viendra lors de l’entrée en crèche de sa fille. «  Quand on m’a dit qu’il fallait marquer chaque vêtement avec une étiquette, je me suis dit que ça n’allait pas être possible  !  », se souvient-elle.

… à la présidence de la French Tech

Après avoir étudié le marché et s’être rendu compte des 800 000 naissances annuelles, Sandrine Jullien Rouquié décide de se lancer sur le créneau des étiquettes pour vêtements. En créant le ludistick, un autocollant résistant au lavage, la désormais entrepreneuse réussit à dépoussiérer le marché de la mercerie. Rapidement, ses étiquettes qui facilitent le quotidien des parents trouvent preneurs.

Depuis 2011, l’entreprise affiche une croissance à deux chiffres. «  En 2016, on a également obtenu le Pass French Tech qui nous a permis de nous développer à l’international et de gérer notre hyper-croissance. Cette année j’ai d’ailleurs été nommée Présidente de la French Tech de Toulouse. Ce qui est génial dans l’entrepreneuriat, c’est de toucher à tout, et d’avoir l’impression de vivre plusieurs vies en une…   ».

Publié le 09 mars 2021 par BPI Francedans https://www.bpifrance.fr/

JPEG - 46.2 ko
Sandrine Jullien-Rouquié @sandrinejr · 9 mars 2021
#EqualInTech Entreprendre n’est pas une question de genre !
Pour entreprendre il faut de la détermination, être à l’écoute des dernières innovations technologiques ou d’usage et savoir s’entourer !
Et vous ? @cgiorgi & @cec_morel
Interview de Sandrine Jullien-Rouquié, fondatrice de Ludilabel le 20 février 2018
JPEG - 61.7 ko
Sandrine Jullien-Rouquié @sandrinejr · 24 mars 2021
Retrouvons-nous ce jeudi 25/03/2021 à 13h30 pour répondre à toutes vos questions au sujet de la French Tech Toulouse ! Rejoignez-nous jeudi 25 mars pour un moment d’échanges avec @FrenchTech_Tlse Ce mois-ci, @sandrinejr, Présidente de La French Tech Toulouse, sera présente pour répondre à vos questions
http://lafrenchtechtoulouse.com/decouvrir

Pour en savoir plus :

- Valérie Randé Femme de réseau
- L’Oncopole de Toulouse a été inauguré le 10 octobre 2014
- Philippe Coste : French Tech Toulouse. « Désormais, nous nous parlons ! »
- Benjamin Gandouet, le Monsieur Oncopole de Toulouse
- Comment Sacha Loiseau a inventé la biopsie virtuelle
- Interview de Sandrine Jullien-Rouquié, fondatrice de Ludilabel le 20 février 2018
- Toulouse labellisée Capitale French Tech le 03 avril 2019
- Le grand Sud en force pour les capitales French Tech le 03 avril 2019
- L’atout de l’intelligence artificielle pour traiter la prostate en juin 2019
- Comment de zéro de conduite à l’école, Ludovic Le Moan est devenu une étoile de la French Tech avec Sigfox le 9 décembre 2019