Covid-19 : Lancement d’un essai clinique européen, baptisé Discovery, contre le Covid-19 le 22 mars 2020 Un essai clinique, baptisé Discovery et coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting

, dans le réseau de Céline THOMAS

Un essai clinique européen, baptisé Discovery, destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19 a démarré le 22 mars 2020. Coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, cet essai inclura au moins 800 patients français (3200 dans le monde) atteints de formes sévères du COVID-19.

Un essai clinique, baptisé Discovery et coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, a démarré le 22 mars 2020 en France pour tester quatre traitements expérimentaux contre le COVID-19.

Il s’agit d’un projet européen (1) dont la partie française est financée par les Ministères de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et de la Santé et des Solidarités (MSS).Il est piloté par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie CIRI (Inserm/CNRS /Université Claude Bernard Lyon 1).

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Un essai clinique, baptisé Discovery et coordonné par l’Inserm dans le cadre du consortium Reacting, a démarré le 22 mars 2020. Il est piloté par le Professeur Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie CIRI (Inserm/CNRS /Université Claude Bernard Lyon 1).
https://www.youtube.com/watch?v=Kdxi7Z0knNo&feature=youtu.be

L’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de quatre stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles.

« Nous avons analysé les données issues de la littérature scientifique concernant les coronavirus SARS et MERS ainsi que les premières publications sur le SARS-COV2 émanant de la Chine pour aboutir à une liste de molécules antivirales à tester : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hydroxychloroquine. La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé.

La grande force de cet essai est son caractère « adaptatif ». Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades », explique Florence Ader.

Il est prévu d’inclure 3200 patients européens incluant la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume uni, l’Allemagne et l’Espagne, et peut être d’autres pays dont au moins 800 en France hospitalisés pour une infection COVID-19 dans un service de médecine ou directement en réanimation. « Cinq hôpitaux français participeront au départ (Paris – hôpital Bichat-AP-HP, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon) puis nous ouvrirons d’autres centres pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements participants. Notre stratégie d’ouverture de centre suivra la réalité épidémiologique de l’épidémie avec une priorisation à l’ouverture de l’essai dans des hôpitaux sous forte pression  ». Le recrutement démarre le 22 mars 2020.

« Cet essai est conçu de façon pragmatique et adaptative. Il a pour but d’analyser l’efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité. C’est une démarche de recherche résolument proactive contre la maladie », conclut-elle.

Cet essai va par ailleurs complémenter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé « Solidarity ».

L’essai DISCOVERY démarre avec cinq modalités de traitement :

- soins standards
- soins standards plus remdesivir,
- soins standards plus lopinavir et ritonavir,
- soins standards plus lopinavir, ritonavir et interféron beta
- soins standards plus hydroxy-chloroquine.

L’attribution des modalités de traitement se fera de façon randomisée, c’est à dire aléatoire, mais patients et médecins sauront quel traitement est utilisé (on parle alors d’essai ouvert). L’analyse de l’efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l’inclusion de chaque patient.

(1) soutenu par les projets Combacte, Prepare et Recover

Publié suite au Communiqué – Salle de Presse Inserm le 22 mars 2020 sur https://presse.inserm.fr/


Covid-19 : Discovery, c’est quoi ? A Dijon et Besançon, les médecins testent 4 traitements contre le coronaviru

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© Alexandre MARCHI / Maxppp

Les CHU de Besançon, Dijon et 18 autres hopitaux y participent. Le projet Discovery vise à tester au niveau européen l’efficacité de 4 traitements déjà connus sur des patients atteints de formes grave du Covid-19. Parmi eux, la désormais fameuse chloroquine qui fait tant parler.


Discovery c’est quoi ?

En Bourgogne Franche-Comté, les CHU de Dijon et Besançon sont les 2 établissements impliqués. L’essai clinique Discovery, c’est un projet européen impliquant la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne. L’objectif est de tester l’efficacité sur le coronavirus Covid-19 de 4 traitements déjà connus et utilisés pour d’autres pathologies.

En France, l’essai Discovery doit inclure au moins 800 patients dans une vingtaine d’hôpitaux. Le projet est piloté par le Professeur Florence Ader, du service des maladies infectieuses et tropicales des Hospices civils de Lyon et chercheuse au CIRI, le Centre international de recherche en infectiologie.

"C’est un essai d’une importance extrême, détaille le Professeur Lionel Piroth, l’un des deux à coordonner le projet au CHU de Dijon. Il doit permettre de déterminer si, parmi les traitements qui sont supposés avoir une activité sur le coronavirus, il y en a un qui se détache comme étant la meilleure option possible"

La fameuse Chloroquine et les autres molécules…

4 traitements expérimentaux sont testés. « Ces molécules sont connues pour la plupart depuis très longtemps, explique le Professeur Piroth. "Mais aucune n’a pour l’instant démontré son efficacité dans une infection à Coronavirus chez l’homme."

Quelles sont ces molécules ?

- Le remdesivir  : C’est une molécule habituellement utilisée dans le traitement contre Ebola. Des essais in-vitro et chez l’animal se sont révélés encourageant dans le cadre du Covid-19.
- Le Lopinavir/Ritonavir : C’est un anti-VIH connu depuis une vingtaine d’année mais « qui n’est pas simple à utiliser » avertit le Pr. Piroth
- La combinaison lopinavir/ritonavir + interféron : L’interféron est une molécule utilisée notamment dans le traitement de la sclérose en plaque pour stimuler les défenses immunitaires. Il sera testé en complément de l’Anti-VIH.
- L’hydroxychloroquine : La chloroquine pour les plus familiers. Tout le monde en parle depuis les déclarations du professeur Didier Raoult à Marseille. Ce traitement est habituellement utilisé pour certaines maladies auto-immune ou, sous une certaine forme, dans le traitement préventif contre le paludisme.

Une cinquième option thérapeutique maintenant la prise en charge habituelle des patients est prévue, sans aucune de ces molécules. «  Aucune n’a fait montre d’efficacité jusqu’à présent, on ne peut pas dire qu’elles soient meilleures que la façon actuelle de prendre en charge les malades » explique le Professeur Lionel Piroth. Le but est de comparer la situation des malades à qui l’un des 4 traitements est appliqué aux autres patients atteints du Covid-19.

"La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé" explique l’INSERM dans un comuniqué.

Quels sont les patients concernés ?

En France, au moins 800 malades sévères doivent participer à l’essai clinique. A Besançon, l’objectif est par exemple d’en inclure une trentaine d’ici la mi-avril 2020. Alors comment sont-ils choisis ?

«  C’est un essai scientifique » prévient tout d’abord le Professeur Lionel Piroth. « Pour que ses résultats soient interprétables, il faut que ni les médecins, ni les patients ne choisissent les traitements ». L’attribution de l’une des 5 options thérapeutiqueS se fait donc par tirage au sort.

A terme, au CHU de Dijon, l’essai pourrait inclure plus de patients que prévu en raison du nombre important de malades volontaires. « On a un taux d’acceptation important et une mobilisation de toutes les équipes du CHU. On devrait inclure peut-être un peu plus de malades que ce qui était prévu.  »

Pourquoi réserver cet essai aux malades les plus graves ?

« Ces traitements ont tous des effets indésirables » avertit le professeur Piroth. « L’acceptation des effets indésirables sera d’autant plus large que l’état du patient est grave. La majeure partie des patients qui vont faire une infection à Covid vont guérir spontanément. Pourquoi leur faire subir un traitement à effets indésirables alors qu’ils vont guérir ? »

L’analyse de l’efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l’inclusion de chaque patient détaille l’INSERM. Ensuite, tout dépendra de l’état de santé des patients. Certaines personnes resteront donc plus longtemps si leur etat ne s’améliore pas.

Quand seront connues les conclusions de l’essai Discovery ?

« En théorie, les résultats seront connus dans très longtemps. » Il faudra en effet plusieurs mois pour que les résultats de tous les patients dans chaque pays soient analysés et comparés. Pour l’instant, la France est le seul pays à avoir mis en application cet essai thérapeutique sur les premiers patients atteint du coronavirus.

"Très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules" - le Professeur Florence Ader

Mais dans la pratique, les premiers enseignements pourraient être tirés un peu plus vite. "L’analyse de l’efficacité et de la sécurité du traitement sera évaluée 15 jours après l’inclusion de chaque patient" explique l’INSERM qui met en avant un essai "adaptatif". "Très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades  », analyse le Professeur Florence Ader à Lyon.

« Plus les gens sont inclus rapidement [dans l’essai clinique], plus rapidement seront obtenus des résultats et plus rapidement seront tirées des conclusions pour la pratique courante du soin » espère le Professeur Lionel Piroth.
« Si on inclue très vite des patients, comme c’est le cas pour la France, on pourrait avoir les résultats beaucoup plus précocement que ce que l’on pouvait attendre initialement. »

Un autre essai mondial baptisé Solidarity et coordonné par l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) est également lancé. Discovery y est associé. Il devrait contribuer à apporter d’autres données se réjouit le professeur.

Regardez en intégralité l’interview du Professeur Lionel Piroth :

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Interview Professeur Lionel Piroth / Projet discovery Coronavirus
Le professeur Lionel Piroth est chef du service maladies infectieuses au CHU de Dijon. - Anne Berger, Amélie Douay / France Télévisions

Publié par Sébastien Letard le 03 avril 2020 https://france3-regions.francetvinfo.fr


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Ségolène Fuentes @segolenefuentes · 29 mars 2020
Le CHU de Caen participe à l’essai DisCoVeRy, un essai multicentrique européen, randomisé mais en ouvert, dans lequel la France inclura plus de 800 patients. Il évalue 4 traitements expérimentaux contre le COVID et comporte un bras contrôle. Premiers résultats début avril.

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Université de Lyon @UniversiteLyon · 30 mars 2020 #COVID19
L’essai clinique « Discovery » a démarré le 22/03/2020 à Lyon.
« Discovery », un essai clinique en temps réel et évolutif, va tester 4 traitements différents contre le Covid-19 et inclure 800 patients en France. d’info : https://bit.ly/2vYUtUx

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Cyrille Peyraube @CPeyraube · 30 mars 2020
PROUESSE- RECHERCHE -SERVICE PUBLIC : tiercé gagnant !
le Professeur Florence Ader préfère donc parler de la "prouesse" que le service public français a réussi à mettre en place avec Discovery...
#Covid_19 #ServicePublic @Inserm #Recherche

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Agence France-Presse @afpfr · 31 mars 2020
"Il faut s’extraire du buzz et privilégier les démarches de recherche médicale" : la journaliste @AFPLyon
Sandra Laffont a interviewé la Professeur Florence Ader, qui pilote l’essai clinique Discovery en quête d’un traitement #covid_19
https://www.leprogres.fr/sante/2020/03/29/coronavirus-loin-du-buzz-la-pr-ader-dirige-un-essai-clinique-crucial-a-lyon

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Inserm @Inserm · 08 avril 2020
Notre essai clinique Discovery suscite de nombreuses questions. En voici un point d’étape avec les explications très pédagogiques de Florence Ader du @CHUdeLyon qui le pilote
https://www.youtube.com/watch?v=Kdxi7Z0knNo&feature=youtu.be #COVID19

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Le Télégramme @LeTelegramme · 8 avril 2020
Essai Discovery : « Les premières tendances ne seront pas disponibles avant la fin du mois » [Vidéo]
https://www.letelegramme.fr/france/essai-discovery-les-premieres-tendances-ne-seront-pas-disponibles-avant-la-fin-du-mois-08-04-2020-12536833.php?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1586339081

Pour en savoir plus :

- Covid-19 : Mais qui est le professeur Raoult, possible vainqueur du Coronavirus fin février 2020 ?
- 5 choses à savoir sur le covid-19 avec l’expert des virus à Reims le 10 mars 2020
- Covid-19 : à Marseille, les résultats prometteurs des essais cliniques à l’hydroxychloroquine le 21 mars 2020
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