Covid-19 : À Guingamp, Dolmen a déjà fabriqué près de 20 000 masques la société de confection textile Dolmen, à Pabu, a réorienté sa production de vêtements de travail pour fabriquer des masques

, dans le réseau de Frédéric Nicolas

Monument de l’industrie textile, la presque centenaire Dolmen, à Guingamp, dans le département des Côtes-d’Armor, en région Bretagne, a provisoirement abandonné la fabrication de vêtements de travail pour la confection de masques et de casaques. Explications avec son propriétaire suisse, Clément Gutzwiller et sa directrice adjointe, Angélique Le Buan.


Comment vous êtes-vous lancés dans la confection de masques ?

Angélique Le Buan : « Après l’annonce du confinement, nous ne savions pas si nous devions continuer à travailler. Le mardi 17 mars 2020, avec Clément, nous avons décidé de fermer l’usine. Il nous a ensuite fallu deux jours pour mettre en place les mesures sanitaires pour nos salariés, notamment déplacer et laisser deux mètres entre toutes les machines. En parallèle, nous avons développé un prototype de masque, fabriqué avec notre stock de tissus, pour pouvoir faire revenir la totalité du personnel, soit 22 personnes ».

Clément Gutzwiller : « La même personne produit désormais un article fini, sur son poste de travail, pour éviter de transmettre des tissus à une autre personne. Sur l’activité traditionnelle des vêtements de travail, ce n’était pas possible. Depuis, nous produisons des masques alternatifs en tissu qui ne sont pas normés. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas destinés à l’hôpital ».

JPEG - 95 ko
Chez Dolmen, les salariés travaillent désormais neuf heures par jour (au lieu de sept heures en temps normal), soit 45 heures par semaine. « Un effort qui sera accompagné d’une prime exceptionnelle », expose Clément Gutzwiller, le propriétaire de l’usine. (Photo Dolmen)

Publié par Julien Vaillant le 10 avril 2020 sur https://www.letelegramme.fr

JPEG - 77.6 ko
Pour faire face aux commandes, et réduire les délais de production, l’entreprise Dolmen recrute « en urgence », dix couturières professionnelles. (Photo d’archives Le Télégramme)

En suractivité, l’entreprise Dolmen recrute des couturières à Pabu

La société de confection Dolmen, installée à Pabu (22), lance, en urgence, une campagne de recrutement de couturières professionnelles pour faire face aux commandes de masques et casaques.

Solidarité coronavirus Bretagne

Durant la crise sanitaire, la société de confection textile Dolmen, à Pabu, a réorienté sa production de vêtements de travail pour fabriquer des masques et des casaques. Le travail ne manque pas, bien au contraire. «  Notre grosse contrainte, c’est la suractivité. Le besoin de masques dans la région est incroyable, on doit aussi honorer des commandes de surblouses  », indique Angélique Le Buan, la directrice adjointe. Et, l’annonce d’Emmanuel Macron de rendre les masques obligatoires à partir du 11 mai 2020, « crée un affolement  ».

Pour « réduire les délais de production  », les 22 salariés travaillent désormais neuf heures par jour (au lieu de sept heures en temps normal), soit 45 heures par semaine. Cela ne suffit pas. Alors, l’entreprise pabuaise lance un recrutement, « en urgence », de dix couturières professionnelles en CDD, ayant un minimum d’expérience, « même des jeunes tout juste diplômés ».

Contact : tél. 02 96 40 60 09 ou direction@dolmen-protect.fr

Publié par Julien Vaillant le 17 avril 2020 sur https://www.letelegramme.fr

Assistante commerciale depuis sept ans au sein de Dolmen, société de confection pabuaise, Angélique Le Buan a, comme ses 43 collègues du service administratif et de l’atelier, appris avec amertume la liquidation de l’entreprise, en juillet 2014. Un poste que la maman de deux enfants, âgés de 8 et 4 ans, a réintégré en novembre, après la reprise de la société par Jean-François Cuny, Clément Gutzwiller et Christine Lasne.

Pour la jeune femme de 32 ans, l’année 2014 aura été «  éprouvante et compliquée. Pourtant, l’année se termine bien pour certains d’entre nous.  » Déléguée du personnel, Angélique Le Buan avoue avoir parfois eu du mal à trouver sa place au sein d’une société en souffrance financière. «  Les difficultés ont débuté en juillet 2013, raconte-t-elle. Lorsque l’entreprise a été placée en redressement judiciaire. »

Publié par Fabienne MENGUY le 27 décembre 2014 https://www.ouest-france.fr


Pour en savoir plus :

- Covid-19 : En 2018, on pouvait fabriquer 200 millions de masques par an en France en Côtes-d’Armor
- Covid-19 : Une usine de masques fermée dans les Côtes d’Armor en 2018 : un crève-coeur pour l’ex-directeur
- Covid-19 : Fermée il y a deux ans, une usine bretonne produisait des millions de masques
- Covid-19 : Fermée par Honeywell, l’usine bretonne de fabrication de masques en phase de relance le 10 avril 2020
- Covid-19 : À Quimper, Armor-lux confectionne des masques en tissu le 19 mars 2020
- Covid-19 : Armor-Lux se lance dans la production de masques en tissu le 24 mars 2020
- Covid-19 : Une entreprise bretonne NG Biotech met au point un test « ultra-rapide » de détection du Covid-19 le 31 mars 2020
- Covid-19 : Emmanuel Macron veut « rebâtir » l’indépendance économique de la France le 31 mars 2020
- Covid-19 : À Rohan, Roc’han Maille fabrique 3 000 masques le 03 avril 2020
- Covid-19 : un essai clinique "Monaco" avec du sang de ver marin démarre en France
- Covid-19 : Des milliers de surblouses Armor-lux pour le centre hospitalier de Brest le 11 avril 2020
- Covid-19 : À Pluvigner, Hillrom produit un lit pour la réanimation toutes les 4 minutes le 10 avril 2020
- Covid-19 : À Guingamp, Dolmen a déjà fabriqué près de 20 000 masques le 10 avril 2020