Cinétech n°42 « Réparer les vivants » Mercredi 25 mars 2020 à Nogent (52) Un Cinétech pour mieux comprendre l’enjeu du don de moelle osseuse.

, dans le réseau de Christophe Juppin

Parce que votre santé est notre priorité, le Cinétech n°42 présente "Réparer les vivants", initialement prévu le Mercredi 25 mars 2020 est reporté au 07 octobre 2020, un film qui raconte la course contre la montre lors d’une greffe. ATTENTION ! La projection du film débutera exceptionnellement à 18h ! Le film sera suivi d’un buffet, puis d’un échange sur ce qu’il faut savoir sur le don, notamment sur le don de moelle osseuse avec Colette RAFFOUX, ancienne directrice nationale et fondatrice de France Greffe de Moelle.


"Réparer les vivants" : un film éminemment sensible et délicat, qui ne tombe jamais dans la sensiblerie

ATTENTION ! La projection du film débutera exceptionnellement à 18h !

Simon, 17 ans, rentre en voiture avec ses deux amis à l’issue d’une intense session de surf. La fatigue est palpable, la concentration diminue, le conducteur somnole... jusqu’à l’accident. Le verdict des médecins est sans appel : le jeune homme, gravement touché, est en état de mort cérébrale. Son cas est désespéré. Pourtant son cœur, ses poumons, ses reins fonctionnent encore au rythme des machines. Les parents dévastés doivent rapidement prendre une décision : acceptent-ils que certains organes de leur fils soient prélevés ? La douleur, le doute, le rejet les étreignent d’abord. Le temps est compté. Les organes ne peuvent pas être maintenus trop longtemps artificiellement. Ils donnent finalement leur accord, étroitement accompagnés par les équipes du corps médical. À Paris, Claire, malade du cœur, à bout de force, est en attente d’une greffe. Elle ignore que son destin est sur le point de basculer. « Réparer les vivants », long-métrage adapté d’un roman de Maylis de Kerangal, explore les étapes de ce processus exceptionnel, où la mort s’entremêle inextricablement à la vie et où chaque protagoniste, proche endeuillé ou médecin, joue un rôle fondamental.

Lorsque l’accord de don d’organe est donné, toute une chaîne s’enclenche dans le but sauver une ou plusieurs vies. L’enjeu, vital, mobilise dans l’urgence et dans une rigueur absolue des personnels chargés de recenser, 24 heures sur 24, les organes disponibles et destinés à être transplantés en urgence dans tout le pays. Le dispositif informatique « Cristal », développé par l’Agence de la biomédecine, participe à la coordination des informations et facilite la collaboration entre tous les professionnels de santé impliqués dans le prélèvement et la greffe d’organes. Il garantit le respect de l’anonymat entre le donneur et le receveur, la traçabilité, la transparence et la sécurité sanitaire du processus. L’existence de chaque malade est suspendue à l’appel du spécialiste qui l’avertira de la disponibilité d’un organe, synonyme de drame et parallèlement porteuse d’un espoir immense. L’organe est prélevé dans les mêmes conditions qu’une intervention chirurgicale classique, puis pris en charge et conservé dans un caisson. Le greffon doit arriver a destination le plus vite possible, parfois par hélicoptère. Le receveur se prépare de son côté pour le bloc opératoire. Il n’y a pas de certitude de réussite, le pari est toujours risqué, mais la renaissance se trouve parfois au bout du tunnel.

En France, le don d’organes et de tissus est régi par les lois de bioéthique. La majorité des greffes, tous organes confondus, est réalisée à partir de donneurs en état de mort cérébrale. Au nom de la solidarité nationale s’applique le principe du consentement présumé : la loi fait de chacun d’entre nous des donneurs, sauf si le refus a été exprimé de notre vivant, oralement, par écrit, ou formalisé par une inscription sur le registre national des refus. Pour les personnes désireuses de donner leurs organes, la question du dialogue avec les proches reste primordiale. Dans l’hexagone, en 2018, 5 781 greffes ont été réalisées, et plus de 63 000 personnes vivent aujourd’hui grâce à ces transplantations.

Réparer les vivants de Katell Quillévéré
produit par Les Films du Bélier et Les Films Pelléas
(Fr., 2016, 90 min)


JPEG - 208.2 ko
L’acteur Karim Leklou et la réalisatrice Katell Quillévéré à Annecy le mercredi 2 novembre 2016. https://www.moveonmag.com/


PDF - 1.5 Mo
Cinétech n°42 « Réparer les vivants »

Une mise en scène sans esbroufe et une redoutable direction d’acteurs permettent à Katell Quillévéré d’éviter les écueils de la nunucherie. Une réussite.

Chacun est juste dans son jeu, juste à sa place.

Un adolescent prénommé Simon, 17 ans et fan de surf, saute de la fenêtre de la chambre de sa petite amie.


Il part avec ses amis, direction la mer.

Au petit jour, il est dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs.

Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour avec ses copains, ils sont victimes d’un accident de la route.

Simon, le seul passager qui n’était pas attaché, a subi un important traumatisme crânien.

Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Il est déclaré en mort cérébrale.


Les médecins et infirmiers qui s’occupent de lui (Bouli Lanners et Tahar Rahim) comprennent à la minute même qu’il est possible de prélever son cœur et de le greffer sur un demandeur inscrit.

Justement, au même moment, à Paris, une malade, Claire, mère de deux grands garçons, est une musicienne accomplie. Mais une maladie de coeur la condamne.
Cette femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie....
La transplantation est inévitable...

Claire (Anne Dorval), et sa chirurgienne en cardiologie (Dominique Blanc) sont dans l’attente…

Encore faut-il convaincre les parents (Emmanuelle Seigner et Kool Shen) de Simon d’accepter, et le temps presse.

Le docteur Thomas Remige tente alors de convaincre Marianne et Vincent, les parents, bouleversés, de l’adolescent, de faire don de quelques organes de leur fils.

D’abord réticents, ils finissent par accepter.



Adaptation du roman à succès de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants est le troisième long métrage de Katell Quillévéré, après Un poison violent et Suzanne. Le film, comme le livre, est une mise en scène très précise, fidèle et détaillée du protocole médical des greffes du cœur.

On retrouve aussi et surtout dans ce film une des caractéristiques du cinéma de Katell Quillévéré. Non pas sa gentillesse, mais sa bienveillance. Si l’on connaît des cinéastes contemporains de la délicatesse, par exemple, les cinéastes de la bienveillance sont une espèce rare. Pour simplifier, on pourrait dire que la délicatesse frôle toujours un peu la vacuité, tandis que la bienveillance joue toujours au bord du précipice des bons sentiments (donc de l’échec artistique), de la naïveté, des larmes faciles.


Avouons que la musique sirupeuse de l’incontournable Alexandre Desplat manque parfois de peu de faire chuter le film dans la pire nunucherie. On pourrait également trouver que chaque personnage accomplit un peu parfaitement ce qu’il a à faire au moment où il le faut, avec une bonté, un courage, une obstination et une abnégation de tous les instants.

Heureusement, comme dans ses films précédents (souvenez-vous notamment de Sara Forestier, Adèle Haenel et François Damiens dans Suzanne), Katell Quillévéré témoigne d’un redoutable talent pour la direction d’acteurs, ainsi que d’un sens au fond très sec de la mise en scène, qui lui permet de sauvegarder la dignité de ses personnages et de n’exprimer que ce que nous appelons de la bienveillance. C’est ce qui empêche à chaque seconde le film de devenir banal et larmoyant. C’était risqué, la chute n’est jamais loin, mais l’opération est réussie.

Réparer les vivants de Katell Quillévéré (Fr., 2016, 1 h 30)

Publié par Jean-Baptiste Morain le 28 octobre 2016 sur https://www.lesinrocks.com/

Réparer les vivants

Date de sortie 2 novembre 2016 (1h 44min)
Réalisé par Katell Quillévéré avec Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Anne Dorval
Distributeur : Mars Films ;
Production : Les Films du Bélier, Les Films Pelléas.
Les films du Bélier est une société de production de films créée en 2003 par Justin Taurand.
65 rue du Faubourg du Temple
75010 Paris

Réparer les vivants est l’adaptation cinématographique du roman du même nom écrit par Maylis de Kerangal. C’est le co-producteur du film David Thion qui avait offert le livre à Katell Quillévéré. Cette dernière l’a dévoré en cinq heures et en a immédiatement saisi le potentiel cinématographique. La cinéaste, qui avait déjà lu deux autres romans de l’auteure, Corniche Kennedy et Naissance d’un pont, précise : "J’ai fait confiance à la puissance de mon désir, qui était au départ très instinctif, mais dont j’ai mieux compris les raisons profondes pendant l’écriture du scénario."

"L’idée qu’une communauté mette tout en œuvre pour qu’une vie se prolonge est très belle et je voulais montrer comment cela s’organise : affréter un avion, prévoir des taxis, des flics, des chirurgiens de pointe". La cinéaste a ainsi cherché à donner forme à un film humaniste qui redonne la sensation d’appartenir à un tout.

GIF - 213.3 ko
Réparer les vivants est l’adaptation cinématographique du roman du même nom écrit par Maylis de Kerangal (à gauche) co-produit par Katell Quillévéré ( à droite sur la photo). Elles posent pour ELLE (2016) © Thomas Laisné https://www.elle.fr/Loisirs/Cinema

Derrière la mort, il y a de la vie.

Voilà le crédo du film Réparer les vivants, réalisé par Katell Quillévéré et adapté du best-seller de Maylis de Karangal (ed. Verticales, 2014). De la mort du jeune Simon, 17 ans, lors d’un accident de la route, à la transplantation de son cœur en passant par le rôle clé de l’infirmier coordonnateur, le film plonge le spectateur dans un univers où les professionnels de santé n’ont pas le droit à l’erreur. Et pour cause, le nombre de patients dans l’attente d’un organe grandit. Ils étaient plus de 12.500 à attendre une greffe en 2012, contre près de 21.500 en 2015.

(Re)découvrez ce qu’il faut savoir sur un acte qui peut sauver des vies

Vous êtes présumé donneur, sauf avis contraire !

En janvier 2017, une nouvelle loi a renforcé le principe de consentement présumé au don d’organe. Si vous n’êtes pas inscrits sur le registre national des refus, vos proches ne pourront donc plus s’opposer au prélèvement d’organes et de tissus. Mais dans la pratique, ils devraient toujours être consultés. D’où l’intérêt d’aborder le sujet avec eux au préalable. Ainsi, si vous êtes favorables à la greffe, ils pourront en parler avec l’équipe médicale le moment venu et gagner de précieuses minutes.
Lire aussi

Le rein et le foie : les seuls organes que l’on peut donner de son vivant

Il est possible de faire don d’un rein ou d’un lobe de foie, pour la bonne raison qu’on peut tout à fait vivre sans. Pour cela, il faut remplir des conditions strictes :

⇒ Etre majeur

⇒ Etre volontaire : le donneur doit exprimer son consentement devant un magistrat.

⇒ Etre en bonne santé et être compatible avec le receveur.

⇒ Avoir un lien de parenté avec le receveur : père ou mère. Et par dérogation les enfants, les frères et sœurs, le conjoint, les cousins, les oncles et tantes, les grands-parents mais aussi les conjoints du père ou de la mère peuvent donner. Plus largement, une personne qui apporte la preuve d’un lien affectif "étroit et stable" depuis au moins deux ans peut donner.

La greffe doit être faite au maximum dans les 36 heures, selon les organes

Après le décès, les organes ne sont viables que quelques heures. Les médecins doivent donc agir vite, d’où l’importance d’avoir communiqué votre décision à vos proches au préalable. Une fois prélevés, les greffons sont mis en hypothermie - dans une glacière qui ne dépasse pas les 4°C - et transportés jusqu’au receveur.

⇒Le cœur doit être greffé dans les 4 heures suivant le prélèvement

⇒Le poumon, dans les 6 à 8 heures

⇒Le foie, dans les 12 à 18 heures

⇒Le rein, dans les 24 à 36 heures

"Ces délais sont des moyennes qui dépendent de l’état de l’organe, note sur son site l’agence de la biomédecine. Néanmoins, plus le délai est court, meilleur sera le résultat de la greffe."
Lire aussi

80% des greffons sont toujours fonctionnels après 5 ans

Grâce aux progrès réalisés dans l’immunosuppression - empêchant le corps de rejeter une greffe d’organe -, la plupart des patients peuvent reprendre une vie normale quelques temps après l’opération. Ainsi, l’agence de la biomédecine précise que "90 à 95% des reins greffés fonctionnent toujours après 12 mois et 80% des greffons sont encore parfaitement fonctionnels 5 ans après la greffe."

Seulement 5 746 Français ont eu une greffe en 2015

En 2015, 21.464 personnes étaient dans l’attente d’une greffe. Parmi elles, seulement 5.746 l’ont eu. Le rein est l’organe le plus greffé, suivi du foie et du poumon. Pour faire face à la pénurie d’organes , des scientifiques tentent des approches alternatives, comme l’exploitation du génome du cochon.

De son côté, la greffe du cœur n’enregistre pas de hausse fulgurante grâce à l’amélioration des techniques alternatives comme l’implantation de cœurs artificiels.

Publié par Julie Bernichan le 01 novembre 2016 sur https://www.lci.fr/sante/, alors que sortait en salles ce mardi 1er novembre 2016 le film "Réparer les vivants".

Comment annoncer la mort d’un proche ? Comment aborder le prélèvement d’organes ?

Comment vivre avec le cœur d’un autre ? Et quid du cœur artificiel ? Emission du 19 décembre 2019 sur France Culture,
en partenariat avec Le Quotidien du médecin, avec Daniel Sibony, philosophe, le professeur Pascal Leprince, chirurgien cardiaque et Louis Guichard, journaliste et critique de cinéma.

Parmi les films qui traitent de la greffe du cœur et du don d’organes - Sept vies de Gabriele Muccino, 21 grammes de Alejandro González Iñárritu, L’Intrus de Claire Denis, etc. - France Culture a choisi Réparer les vivants de Katell Quillévéré (2016).
Louis Guichard, journaliste et critique de cinéma à Télérama en fait l’analyse. Puis, ce sera au tour du philosophe Daniel Sibony, auteur d’Un cœur nouveau (Odile Jacob, 2019) de livrer ses réflexions après ses visites dans un service de chirurgie cardiaque, et enfin, le professeur Pascal Leprince, chirurgien cardiaque, nous fera part de son expérience.

« Réparer les vivants » Mercredi 25 mars 2020

ATTENTION ! La projection du film débutera exceptionnellement à 18h !

Activité en 2016

Organes

- 5 891 greffes d’organes réalisées (3 615 greffes de rein, 1 322 greffes de foie, 477 greffes de cœur) soit + 2,5% par rapport à 2015 (+ 17% entre 2012 et 2016)
- 576 greffes de rein à partir de donneurs vivants (soit près de 16% des greffes de rein)
- 114 greffes d’organes après arrêt cardiaque contrôlé (Maastricht III)
- 22 627 malades au total en attente d’un organe

Cellules souches hématopoïétiques

- 263 343 donneurs volontaires inscrits sur le registre national France Greffe de Moelle
dont 20 455 nouveaux donneurs inscrits au cours de l’année 2016
- 1 069 greffons non apparentés constitués pour des patients nationaux dont 967 à partir de donneurs volontaires nationaux et internationaux et 102 à partir d’unité de sang placentaire
- 205 donneurs nationaux prélevés dont 45 prélèvements de moelle osseuse et 160 prélèvements de cellules du sang périphérique

Tissus

- 41 044 donneurs de tissus recensés dont 5 872 donneurs décédés et 35 172 donneurs vivants de résidus opératoires
- 44 667 patients ont été greffés de tissus dont 35 547 de têtes fémorales et 4 166 de cornée

Fiche Repère n° 2 : le don d’organes et de tissus

Fiche pratique réalisée dans le cadre des États généraux de la bioéthique 2018 https://www.espace-ethique.org/

JPEG - 133.7 ko
Don de moelle osseuse : Pour un don de moelle osseuse, il n’est pas prévu de consentement présumé puisque la probabilité de trouver un donneur compatible en dehors de sa fratrie est de une chance sur un million.
JPEG - 133.7 ko
Don de moelle osseuse : Pour un don de moelle osseuse, il n’est pas prévu de consentement présumé puisque la probabilité de trouver un donneur compatible en dehors de sa fratrie est de une chance sur un million.


Don de moelle osseuse


JPEG - 43.4 ko
Don de moelle osseuse : Pour un don de moelle osseuse, il n’est pas prévu de consentement présumé puisque la probabilité de trouver un donneur compatible en dehors de sa fratrie est de une chance sur un million.

Pour un don de moelle osseuse, il n’est pas prévu de consentement présumé puisque lac probabilité de trouver un donneur compatible en dehors de sa fratrie est de une chance sur un million.

La plupart d’entre nous se fait souvent une fausse idée du don de moelle osseuse car ils confondent moelle osseuse et moelle épinière. Pourtant, le don de moelle osseuse est loin de s’effectuer dans la colonne vertébrale et n’est pas si douloureux !

Vous vous demandez comment se déroule le don de moelle osseuse dans la plupart des cas ? On est TRÈS loin de la grosse piqûre dans le dos...75% des dons de moelle osseuse se font par prélèvement dans le sang. On appelle cette méthode la cytaphérèse.

Le terme générique cytaphérèse indique le prélèvement par aphérèse de cellules, quelle que soit leur nature, plaquettes, globules blancs dont les cellules souches hématopoïétiques. Cette technique consiste à prélever le sang d’une personne et à le filtrer simultanément pour n’en conserver que certains éléments, de facon analogue à un prélèvement de plaquettes.

Pour devenir donneur, rendez vous sur

https://www.dondemoelleosseuse.fr/


JPEG - 55.2 ko
Maxime a donné des cellules de sa moelle osseuse par prélèvement dans le sang, comme dans 75 % des cas. On appelle cette méthode la cytaphérèse. Il vous raconte comment cela s’est passé. Au final, non, ça ne fait pas si mal ! Pour devenir donneur, rendez vous sur

JPEG - 21.6 ko
Veilleurs de Vie @moelleosseuse· 8 janvIER 2020.
Vous vous demandez comment se déroule le don de moelle osseuse dans 75% des cas ?
Vous allez découvrir en avant-première que l’on est TRES loin de la grosse piqûre dans le dos...
Le saviez-vous ? 75% des dons de moelle osseuse se font par prélèvement dans le sang. On appelle cette méthode la cytaphérèse. Suivez le don de Maxime en vidéo ! Merci à Maxime pour son don et à l’EFS pour sa mobilisation !
https://www.youtube.com/watch?v=eE9RMoA5xEE&feature=emb_title

Le Cinétech n°42 aura lieu en présence de Colette RAFFOUX, directrice nationale-fondatrice de France Greffe de Moelle, le fichier français des donneurs de moelle osseuse, qui interviendra ensuite pour répondre à vos questions.

La compatibilité tissulaire est cruciale pour la greffe de moelle osseuse. Cette moelle contient les cellules souches, à l’origine de tous les composants du sang. Prélevée dans l’os du bassin du donneur, elle est ensuite injectée dans une veine du malade.

Une chance sur un million

Un patient, victime par exemple d’une leucémie, peut avoir besoin d’une allogreffe de moelle osseuse. Dans ce cas, s’il n’a pas de frère ou soeur compatible, il n’a qu’une chance sur un million de trouver un donneur anonyme, d’où l’intérêt de développer les fichiers.

« La qualité du fichier français de donneurs de moelle osseuse est soulignée par nos partenaires internationaux, en raison de la bonne information des donneurs qui évite les désistements de dernière minute et de la finesse de la détermination des groupages tissulaires », déclare Colette Raffoux. L’objectif est de convaincre davantage d’hommes et de femmes jeunes de s’inscrire.

Greffe de CSH

La greffe de CSH est utilisée pour soigner certains cancers ou maladies du sang comme la leucémie. Chez ces patients, la moelle osseuse a été détruite par les traitements (chimiothérapie, radiothérapie) destinés à éliminer les cellules cancéreuses et, par conséquent, elle ne peut plus produire les cellules sanguines nécessaires à la vie. Cette greffe de CSH permet de régénérer la moelle osseuse de ces patients.
On distingue 2 types de greffe de CSH :

- autologue : cellules du receveur prélevées avant et réinjectées après le traitement anti-cancéreux ;
- allogénique : cellules provenant d’un donneur familial ou non apparenté.

Lors d’une greffe de CSH, le système immunitaire du receveur est très affaibli voire inexistant et, par conséquent, ne sera pas à l’origine de la réaction de rejet. En revanche, les cellules de la moelle osseuse du donneur peuvent détruire les cellules du receveur. Cette complication potentielle de la greffe de CSH, appelée réaction du greffon contre l’hôte, justifie que la compatibilité HLA soit maximale.
Pour un patient, la probabilité de trouver un donneur compatible en dehors de sa fratrie est extrêmement faible : 1 chance sur un million.
En revanche, la probabilité de trouver un donneur compatible dans sa fratrie est de 25%.
Toutefois, en l’absence de donneur familial (apparenté) compatible, il faudra rechercher un donneur non apparenté ou une unité de sang placentaire compatible dans les registres.

Greffe haplo-identique

La greffe haplo-identique est une allogreffe intrafamiliale de CSH réalisée à partir d’un donneur familial semi-compatible.
Depuis quelques années, cette allogreffe constitue une nouvelle alternative thérapeutique et une chance supplémentaire de guérison pour les patients, tout comme l’allogreffe de sang de cordon dans les années 2010-2014.

France Greffe de Moelle (FGM)

Créée en 1986, l’association FGM avait pour but de constituer un fichier de donneurs volontaires de moelle osseuse. Ses activités relatives au don et à la greffe de CSH ont été transférées à l’Agence de la biomédecine en 2006.
Le registre FGM permet d’identifier en donneur non apparenté ou une unité de sang placentaire compatible pour un patient nécessitant une greffe de CSH, en l’absence de donneur familial compatible.
Ce registre français est interconnecté avec différents registres répertoriés dans le monde.
L’un des objectifs du Plan Greffe 2017-2021 est de recruter davantage de donneurs parmi les hommes jeunes, sous-représentés dans le registre, et particulièrement recherchés car leur moelle osseuse n’est pas exposée aux anticorps potentiellement développés par les femmes lors de la grossesse. La tolérance de la greffe est donc meilleure. Par ailleurs, la diversification des origines géographiques doit aussi être améliorée.

Fiche Repère n° 2 : le don d’organes et de tissus

Fiche pratique réalisée dans le cadre des États généraux de la bioéthique 2018 https://www.espace-ethique.org/

GIF - 204.8 ko
Colette RAFFOUX directrice nationale-fondatrice de France Greffe de Moelle de juin 1988 à octobre 2007 (Photo CJ du samedi 19 octobre 2019 derrière le Centre National du Graphisme "le Signe" à Chaumont)

Oser donner, oser partager, 20 ans à France Greffe de Moelle


GIF - 83.1 ko
Oser donner, oser partager, 20 ans à France Greffe de Moelle (Français) Broché – 29 août 2016
de Colette RAFFOUX

Livre de Colette Raffoux (Auteur)


Colette Raffoux a été scolarisée de 1958 à 1961 à Edme Bouchardon à Chaumont en Haute-Marne.

À la fin des années 70, Colette Raffoux, jeune médecin hématologiste à Nancy, est interpellée par le devenir des malades atteints de leucémie qui, n’ayant pas de donneur familial, ne peuvent bénéficier d’une greffe de moelle, seule thérapeutique pouvant leur apporter un espoir de guérison.

Après avoir participé au développement de France-Transplant, le Professeur Jean Dausset, prix Nobel de médecine, lui donne alors l’opportunité de créer à l’hôpital Saint-Louis à Paris « France Greffe de Moelle », le Registre de donneurs volontaires de moelle.

Pendant 20 ans, elle va y consacrer toute son énergie, encourageant équipes et bénévoles qui informent et accueillent les donneurs volontaires, collaborant avec les équipes de greffe, les familles des patients, les entreprises partenaires, tous ceux qui ont cru et participé à ce projet, dans l’objectif commun de permettre au plus grand nombre l’accès à cette thérapeutique.

Commencée avec quelques volontaires, sans moyens ni techniques, ni financiers, l’aventure de France Greffe de Moelle est devenue européenne puis mondiale, et perdure aujourd’hui au sein de l’agence de la Biomédecine.

Au-delà du récit de cette avancée médicale et des rencontres avec des personnalités exceptionnelles, ce livre met en lumière le rôle capital de tous les donneurs, capables d’offrir à un inconnu français ou étranger cette moelle osseuse compatible sans laquelle il ne peut vivre.

Colette Raffoux rend un hommage vibrant à leur engagement dans ce livre.

ATTENTION ! La projection du film débutera exceptionnellement à 18h !


JPEG - 21.6 ko
Veilleurs de Vie @moelleosseuse· 8 janvIER 2020.
Vous vous demandez comment se déroule le don de moelle osseuse dans 75% des cas ?
Vous allez découvrir en avant-première que l’on est TRES loin de la grosse piqûre dans le dos...
Le saviez-vous ? 75% des dons de moelle osseuse se font par prélèvement dans le sang. On appelle cette méthode la cytaphérèse. Suivez le don de Maxime en vidéo ! Merci à Maxime pour son don et à l’EFS pour sa mobilisation !
https://www.youtube.com/watch?v=eE9RMoA5xEE&feature=emb_title

Le mois de la Santé et de la recherche médicale en Grand Est

PDF - 136 ko
Retrouvez l’intégralité du programme « A Votre Santé ! » de l’édition 2020 en Champagne-Ardenne.
www.accustica.org

Ciné-débats, conférences, expositions et animations autour des thématiques de la santé et de la recherche médicale, voilà le programme du mois « A votre santé ».

L’objectif de la manifestation annuelle « à votre santé ! » est de présenter au grand public les enjeux actuels de la santé.

à l’heure où les sources d’information sur la santé se multiplient et où la fréquentation sur les sites web de médecine est en forte hausse, l’événement permet de dépasser les idées préconçues.

Le public est amené à poser directement toutes ses questions aux scientifiques.

Renseignements :

Accustica : 06 61 20 26 04 www.accustica.org

L’Université de Lorraine : 03 72 74 05 91 www.univ-lorraine.fr

Inserm Est : 03 88 10 86 47 www.est.inserm.fr

La Nef des sciences : 03 89 33 62 20 www.nef-sciences.fr


JPEG - 286 ko
Cinétech n°42 « Réparer les vivants » Mercredi 25 mars 2020 à Nogent (52)

PDF - 1.5 Mo
Cinétech n°42 « Réparer les vivants »

Pour en savoir plus :

- Oser donner, oser partager, 20 ans à France Greffe de Moelle
- Cluny : une mère de famille atteinte de leucémie lance un appel à l’aide pour trouver un donneur de toute urgence le 29 novembre 2019
- En 2019, près de 5900 personnes ont bénéficié d’une greffe d’organe.
- 5 choses à savoir sur le covid-19 avec l’expert des virus à Reims le 10 mars 2020
- Cinétech n°42 « Réparer les vivants » Mercredi 25 mars 2020 à Nogent (52)
- « Voyage en Haute-Marne, au cœur de la Prosthesis Valley » le 30 mars 2020 à 15h30 à Châlons-en-Champagne